87. Paysage dans le brouillard / Topio stin omichli (1988)

paysage_dans_le_brouillard,0Synopsis : Alexandre et Voula décident de fuguer pour retrouver leur père qui vit en Allemagne.

Il y a peu de temps on parlait avec des amis de l’effet lacrymo dans les films, le tire-larmes qui finalement t’énerve beaucoup (alias l’effet Dancer in the dark). Paysage dans le brouillard fait parti de ces films où une super idée est complètement bouffée par un pathos gros comme le cinéma dans lequel tu es. Vous l’avez deviné, je suis un peu énervée par ce film. Déjà, les films d’Angelopoulos sont, en général, longs et chiants. Et celui-là ne déroge pas vraiment à la règle. Néanmoins, le réalisateur réussi à accrocher le spectateur grâce à une simple question : jusqu’où les enfants iront ?

Après une ouverture de film assez étrange et des premiers (et derniers) dialogues mystérieux : « T’as peur ? » « Non, j’ai pas peur », le réalisateur nous pousse dans un monde qui se révèle être davantage du rêve que de la réalité. La neige qui permet aux enfants d’échapper à des policiers qui veulent les renvoyer chez eux semble sortir de nulle part. Les différentes rencontres que feront les enfants pendant toute la première partie du film, et notamment la rencontre avec Oreste, jeune homme qui va tenter de protéger ces enfants, semblent entourer le frère et la soeur de coton pour les protéger.

Et puis, il y a cette scène du viol de la petite fille. L’intérêt ? Je ne l’ai pas vu. A part choquer le spectateur, le ramener à la réalité (dans quel but ?) et le faire pleurer par la violence de la scène et ce qui en découle. Honnêtement, j’ai décroché à ce moment-là. Et j’ai bien fait car le film tourne au glauque. Angelopoulos a l’air de considérer que ce viol fait passer l’héroïne (qui doit avoir 12 ans) à l’âge adulte et donc s’autorise ensuite des scènes avec Oreste (qui doit avoir 20sans) des scènes d’une ambiguité malsaine.

Tout cela pour finalement recréer un paysage onirique représentant la frontière que les enfants imaginent être celle entre la Grèce et l’Allemagne. Et ce même questionnement « T’as peur ? » « Non, j’ai pas peur ».

Note : 5 /10 – Fausse bonne idée.

RDV pour le prochain film : Ring (Hideo Nakata, 1998)

Fiche technique

Réalisation : Theo Angelopoulos

Pays d’origine : Grèce

Durée : 127 minutes

Acteurs/Actrices : Michalis Zeke, Tania Palaiologou, Stratos Tzortzoglou

Récompenses : Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1988.

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