84. M*A*S*H* (1970)

mash,1Synopsis : en 1951, en Corée, deux nouveaux chirurgiens sont affectés à une unité médicale. Irrespectueux, rebelles et luttant contre l’autorité, ils vont mettre un peu le bordel dans le camp militaire.

Bien que j’adore Robert Altman, je n’avais jamais réussi à regarder M*A*S*H* en entier, bien que ce soit un film culte pour beaucoup de mes amis. Donc, cette fois, je me suis bien calée (avec mon cher et tendre qui est fan de ce film) et j’ai tenu tout le long du film et j’ai même beaucoup aimé. Je ne parlerai pas de chef d’oeuvre non plus, mais je me suis bien marrée.

Le reproche que je ferai à ce film est l’absence d’histoire, de continuité des personnages. Il est très difficile de s’attacher aux personnages principaux (à part éventuellement Lèvres en feu). Au-delà de ça, l’enchaînement de saynètes n’est pas inintéressant mais une meilleure cohérence n’aurait pas été du luxe. Du coup, je me pose la question pour ce film du passage des années. Pour l’époque, il s’agissait d’un film important tant pour son antimilitarisme que pour son irrévérence. Mais aujourd’hui, les sketchs paraissent quelque peu désuets et le fond politique un peu « classique ». Reste que, comme pour chaque film de Robert Altman, je ne peux que saluer les talents d’actrices et d’acteurs de tout ce casting. Que ce soit Donald Sutherland (nous aurons l’occasion d’en reparler) ou Elliott Gould (que je vénère) pour ne citer que les deux principaux, la qualité de jeu est assez incroyable. Tout ces personnages hauts en couleur prennent de la consistance à travers le jeu des acteurs et la direction de Robert Altman ce qui compense un peu les manques du scénario.

Même si le temps a quelque peu amoindri le propos du film, certaines scènes comme la douche ou le match de football resteront cultes. Et en écrivant (assez difficilement) cette chronique, je souris en repensant aux messages diffusés pendant le film à travers les hauts-parleurs. Comme quoi, peut-être que je resterai plus marquée que je ne veux bien le croire !

Note : 7 /10 – Un bon moment de rigolade

RDV pour le prochain film : Alien, le huitième passager (Ridley Scott, 1979)

Fiche technique

Réalisation : Robert Altman

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 116 minutes

Acteurs/Actrices : Donald Sutherland, Elliott Gould, Tom Skerritt, Sally Kellerman, Robert Duvall

Récompenses : Palme d’Or au Festival de Cannes en 1970, Golden Globe du meilleur film en 1971, Golden Globe de la meilleure musique de film en 1971, Oscar du meilleur scénario d’adaptation 1970

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2 Commentaires

  1. Je l’ai rererereregardé récemment, et au contraire, je ne trouve pas l’ensaînement de chaynètes comme problématique. C’est justement ce qui donne ce rythme atypique au flim. Et le peu de structure générale, de détails dans les personnages participent de l’impression d’être en balade dans un gros foutoir documentaire.

    (Tu as remarqué? Je n’ai pas hurlé à la fatwah immédiate sur ta gueule pour crime de lèse-MASHesté. Je m’amollis en vieillissant.)

    • Tu ronchonnes mais tu noteras que je l’ai vu en entier, que j’ai rigolé. Je pense juste qu’avec un petit peu plus de structure, le film aurait mieux vieilli…

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