80. E.T. l’extraterrestre / E.T. the Extra-Terrestrial (1982)

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Synopsis : Eliott découvre dans son jardin un extra-terrestre et le cache dans sa chambre avec son frère et sa soeur.

Nous voici de nouveau dans des films que je n’avais pas revu depuis des années. Cela doit faire 20 ans que j’ai regardé E.T. et en fait, ce film m’a énormément effrayée. Du coup, j’ai évité soigneusement toutes ces années de le revoir. Et contrairement à d’autres films que j’ai revu avec des yeux d’enfants, ce sont bien mes yeux d’adulte qui ont regardé E.T. et qui l’ont adoré.

Steven Spielberg réussit parfaitement à faire ressortir l’âme d’enfant du spectateur. C’est les yeux émerveillés mais en comprenant toutes les subtilités de l’histoire que le spectateur regarde cette œuvre. Parce qu’en grandissant, on comprend facilement que E.T. n’est pas juste un extra-terrestre. J’ai retrouvé un entretien de Steven Spielberg avec Renaud de Dancourt daté du 29/11/1982 :

Comment avez-vous conçu E.T. ?
– Je crois que l’idée était en moi depuis cette enfance où je n’avais pas d’amis réels et où je m’inventais des amis imaginaires que j’avais du mal à définir ; des personnages qui n’existent pas dans notre espace-temps (…).
– Si je comprends bien, ce film est en quelque sorte une psychanalyse ?
– C’est tout à fait vrai. 
E.T. est un film que je n’aurais jamais pu faire il y a dix ans, ni même cinq. Après le tournage de Rencontres… j’ai senti pour la première fois que j’étais capable de faire un film où je me débarrasserais de cette pudeur que j’avais à exprimer mes sentiments. E.T. a été comme une bombe, m’a fait exploser, a détruit toutes mes inhibitions. Dorénavant, je peux parler de l’amour. 

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C’est cela E.T., l’ami imaginaire. Un ami moche qui ne sait dire que trois mots certes, mais un ami quand même. Celui qui permet de passer à autre chose, pour Eliott comme pour son frère et sa soeur, ce sera d’accepter le divorce des parents. Si Steven Spielberg est le personnage d’Eliott, par contre le spectateur, lui, est l’agent Keys, celui qui n’a pas dit adieu à son ami imaginaire, qui le recherche depuis ses 10 ans et qui le retrouve dans cette histoire.

Et puis, il y a l’humour (E.T. qui croise Yoda en criant « Home »), la tendresse, le fantastique, la peur (surtout quand E.T. devient tout blanc), la tristesse, la joie, la musique de John Williams bien sûr (qui raconte l’histoire plus que ne l’habille), bref tous les ingrédients qui font de ce film une oeuvre extraordinaire et de Spielberg le meilleur conteur de l’histoire du cinéma. Et pour le plaisir, LA scène :

Note : 10 /10 – Un chef d’oeuvre !

RDV pour le prochain film : Les copains d’abord (Lawrence Kasdan, 1983)

Fiche technique

Réalisation : Steven Spielberg

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 115 minutes

Acteurs/Actrices : Henry Thomas, Drew Barrymore, Robert MacNaughton, Dee Wallace, Peter Coyote

Récompenses : Oscar de la meilleure musique, du meilleur son, des meilleurs effets spéciaux, du meilleur mixage en 1983, Golden Globes du meilleur film dramatique et de la meilleur musique en 1983…

Lien IMDB

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