63. Drowning by Numbers / Triple Assassinat dans le Suffolk (1987)

220px-Drowning_by_numbersSynopsis : Lassée de ses  infidélités, Cissie Colpitts noie son mari. Le meurtre sera couvert par un ami médecin légiste . Mais les deux filles de Cissie, Cissie et Cissie (oui, elles ont toutes le même prénom), en ont également marre de leurs maris.

J’adore Peter Greenaway (et surtout le magnifique Meurtre dans un jardin anglais) et j’ai donc découvert avec grand plaisir ce Triple assassinat dans le Suffolk que je n’avais jamais eu l’occasion de voir.

D’un scénario tout à fait basique, les trois femmes d’une famille qui tuent chacune leurs maris et couvrent leurs actes grâce à un ami, Peter Greenaway filme une oeuvre complexe. On pourrait tout à fait s’arrêter au scénario construit comme un polar. Les filles vont-elles se faire prendre pour les meurtres ? Les familles des maris vont-elles découvrir le pot aux roses ? La police va-t-elle découvrir que les meurtres sont couverts par le médecin légiste. Mais au-delà du scénario, il y a une véritable lecture visuelle à faire. Deux éléments composent cette grille de lecture alternative.

Tout d’abord, et ce qui marque en premier, est la constitution de chaque scène. Elles sont toutes construites comme un tableau. La structure même des décors évoque le cadre d’un tableau dans lequel des personnages évolue.

600full-drowning-by-numbers-screenshot2

600full-drowning-by-numbers-screenshot3

Chaque scène plante un nouveau décor avec sa multitude d’objets, donc aucun n’est pris au hasard. Et au premier plan, les personnages qui discutent face à la caméra. Le spectateur regarde le film à travers une fenêtre ouverte sur des scénettes. Et tout comme dans un tableau, l’arrière-plan a son importance et des histoires se jouent et se déroulent.

Et, peut-être l’aspect le plus amusant du film, Greenaway met en place un petit jeu sur les chiffres. Tout au long du film, des chiffres apparaissent dans les décors ou dans les dialogues. Le spectateur peut compter de 1 à 100. Au nombre 50, nous sommes juste au milieu du film.

2d164gi

600full-drowning-by-numbers-screenshot

  600full-drowning-by-numbers-screenshot

J’ai essayé de les voir tous et j’en ai trouvé la plupart. Je pense avoir surtout raté ceux présents dans les dialogues. Ce petit jeu mérite un nouveau visionnage du film.

Note : 8/10 – A regarder sous tout ces aspects.

RDV pour le prochain film : Easy Rider (Dennis Hopper, 1969)

Fiche Technique

Réalisation : Peter Greenaway

Pays d’origine : Royaume-Uni

Durée : 118 minutes

Acteurs/Actrices : Joan Plowright, Juliet Stevenson, Joely Richardson

Lien IMDB

Cliquez ici pour découvrir le projet

 

 

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.