60. Paths of Glory / Les Sentiers de la Gloire (1957)

affiche-les-sentiers-de-la-gloireSynopsis : Pendant la première guerre mondiale, dans les tranchées, le régiment du colonel Dax est chargé de l’assaut d’un position allemande. Face à l’impossibilité d’avancer, les soldats se replient. Le général Mireau décide de traduire le régiment devant le conseil de guerre pour lâcheté.

Plus qu’une critique de la guerre, c’est une critique de l’armée, et ici de l’armée française que Kubrick entreprend avec les Sentiers de la Gloire. Le réalisateur choisi d’adapter un best-seller du même nom sorti en 1935, et de baser son scénario sur des faits réels de la Première Guerre Mondiale, et notamment l’affaire des caporaux de Souain. A la sorte du film en Belgique, des polémiques éclatent malgré son succès et les prix qu’il reçoit. La production décide de ne pas distribuer le film en France (ainsi, les Sentiers de la Gloire n’ont même pas été présenté au Comité de censure) et donc de s’auto-censurer.

Stanley Kubrick fait le choix de montrer très peu de scènes de guerre, hormis la scène de l’assaut qui n’est qu’un enchaînement de mouvements flous. De l’absurdité de l’ordre d’assaillir une place forte allemande va découler une cascade de décisions où tout les protagonistes dirigeants vont se rejeter la responsabilité allant jusqu’à condamner trois  soldats pour « lâcheté ». A cet égard, les scènes de la nuit précédant l’exécution sont extrêmement fortes. On peut lire et comprendre l’incompréhension des condamnés mais aussi du colonel Dax, de leurs camarades qui les gardent, du prêtre qui va les confesser… L’humanité n’existe plus dans l’armée, seuls les ordres existent. L’un des condamnés sera même exécuté sur une civière alors qu’il est mourant.

A travers cette armée, se dresse le héros, Kirk Douglas, le colonel Dax. Il est spectateur en train de regarder le film se dérouler. Il est celui qui ne comprend pas, qui se bat pour essayer de sauver trois soldats qui vont être exécuté pour rien. Mais, tout comme le spectateur, il peut rien faire et finit le film épuisé en pleurant devant l’interprétation d’une chanson par une allemande (interprétée par la future femme de Stanley Kubrick) devant un parvis de soldats.

Note : 10/10 – Incontournable.

RDV pour le prochain film : The Player (Robert Altman, 1992)

Fiche Technique

Réalisation : Stanley Kubrick

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 88 minutes

Acteurs/Actrices : Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou, George Macready

Lien IMDB

Cliquez ici pour découvrir le projet

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.