06. Le Privé / The Long Goodbye (1973)

Le Privé« En plus, j’ai perdu mon chat »

Synopsis : Philip Marlowe, détective privé, rend service à son meilleur ami, Terry Lennox,  en l’emmenant à Tijuana. En rentrant chez lui, il se fait arrêter par la police car Terry est accusé d’avoir tué sa femme. En parallèle, il est embauché par Eileen Wade, femme d’un écrivain célèbre qui a disparu.

Voilà un Robert Altman que je ne m’attendais pas à trouver dans la liste des 1001 films. Découvert il y a peu et persuadée que ce film était tombé aux oubliettes, j’y retrouve tout ce que j’adore dans le polar. Un héros loser mais sympathique, des histoires qui s’imbriquent, un peu de violence et pas d’histoire d’amour…

Elliott Gould (le papa de Ross et Monica dans Friends) succède à Dick Powell, Humphrey Bogart, Robert Montgomery et George Montgomery pour incarner le personnage de Raymond Chandler, Philip Marlowe. Celui-ci devient sous la réalisation d’Altman un privé attachant, humain et plein d’humour qui parle seul ou à son chat, qui côtoie les petites frappes du L.A. des années 70.

 Cette réalisation met en avant en permanence les seconds plans afin de dépeindre une époque. Ainsi, l’action se déroule souvent dans un coin de l’image. Comme dans les scènes se déroulant sur le palier de Marlowe, où on peut suivre les aventures des voisines hippies à moitié nues. L’absurdité de certains personnages ne fait que renforcer la photographie d’une époque prise par Altman. Le rythme, très lent au départ, notamment l’introduction de 15 minutes décrivant de la relation de Marlowe et son chat (je pense que cette scène a inspiré les sketch de Simon’s cat), devient de plus en plus rapide. Les personnages se multiplient : un psychiatre, une mannequin, des petites frappes, des policiers. Tous ont leur importance pour finaliser le puzzle. L’étau se resserre autour de Marlowe, jusqu’à la scène finale, si étonnante en comparaison au reste du film (c’est dur, je ne peux pas vous raconter la fin quand même !)

Je ne peux pas ne pas évoquer la musique de John Williams. Elle est faite d’une seule chanson : The Long Goodbye, déclinée en 6 versions différentes, correspondants à 6 ambiances différentes du film. Une prouesse musicale pour une très jolie chanson qui reste dans la tête un bon moment.

Anecdote : « Tiens ce mec hyper musculeux, on dirait Schwarzy ». Et oui, il s’agit du deuxième film, après le magnifique Hercule à New-York, d’Arnold Schwarzenegger.

RDV pour le prochain film : Le Charme Discret de la Bourgeoisie (Bunuel, 1972)


Fiche Technique

Réalisation :  Robert Altman

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 112 minutes

Acteurs/Actrices : Elliott Gould, Nina Van Pallandt, Sterling Hayden, Mark Rydell, Henry Gibson

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