57. Josey Wales hors-la-loi / The Outlaw Josey Wales (1976)

imagesSynopsis : Durant la guerre de Sécession, la femme et le fils de Josey Wales sont tués. Celui-ci entre dans une bande de hors-la-loi. A la fin de la guerre, la bande doit se rendre et tous leurs crimes seront pardonnés. Josey Wales refuse car il souhaite encore venger le meurtre de sa famille.

J’ai définitivement du mal avec le rythme des westerns. Josey Wales hors-la-loi respectant toutes les règles classiques du western, je lui ai trouvé les mêmes limites que les autres.

Le démarrage, la scène de l’attaque de la ferme de Josey Wales, est exceptionnel. L’utilisation de la contre-plongée rend l’image très étonnante. Elle montre l’impossibilité du héros d’agir pour sauver sa famille. Les plans rendent l’image trouble et tout, comme le héros, on ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe, ni qui sont les « méchants ». La scène est d’une extrême violence mais dans la suggestion. C’est à travers les yeux de Clint Eastwood que le spectateur assiste au meurtre de la famille (est même suggéré le viol de la femme.). Dans les points positifs, il y a également l’humour, très présent tout au long du film. L’attitude même de Josey Wales, qui crache en permanence, le vieil indien complètement perchée, la ville abandonnée et ses habitants qui n’ont pas l’air de savoir quoi faire.

Je reconnais également la volonté de réalisme dans la réalisation, les décors sont naturels, et dans l’action. Le traitement de la fin de la Guerre de Sécession est proche de la réalité. Clint Eastwood montre de manière très juste ce qu’implique la guerre civile. Au-delà de l’opposition des deux parties sur l’esclavagisme, c’est le côté fratricide que le réalisateur cherche à montrer. Mais, à vouloir trop dépeindre un portrait fidèle de ce far-west, il se perd dans la multiplicité des sujets, on parle du viol, de Indiens et de leurs droits, des villes abandonnées, de l’exil, des milices, du gouvernement qui abat ceux qu’il a décidé d’amnistier. Clint Eastwood noie le spectateur sous les personnages, les mini-sketchs qu n’apportent rien à l’histoire avec un petit h.

Ces longueurs, ajoutées à la récurrence des plans et des positions de caméras, ont fini par me bercer et ont gâché les espoirs que la première scène avait fait naître en moi.

Bonus vidéo :  la scène de la paix entre Josey Wales et le chef commanche. A ce qu’il paraît, le plus long monologue jamais appris par Clint Eastwood. Je vous laisse apprécier.

Note : 6/10 – Pas très emballée.

RDV pour le prochain film : Henry, portrait d’un sérial killer (John McNaughton, 1986)

 

Fiche Technique

Réalisation : Clint Eastwood

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 135 minutes

Acteurs/Actrices : Clint Eastwood, Dan George, Sondra Locke

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