53. Eraserhead (1977)

2000_affiche_david_lynch_premier_film_eraserheadSynopsis : Henry, imprimeur en vacances, voit son univers basculer le jour où il est invité chez les parents de Mary, dont il pense être séparé. Il apprendra qu’il est le père d’un enfant « malformé » et prématuré et va devoir accueillir la mère et l’enfant chez lui.

Eraserhead fait partie de cette catégorie de film dont on ne sait trop quoi penser. A la fois fascinant et déstabilisant, il s’agit d’une plongée dans l’inconscient du personnage principal, Henry, et du chemin qui va le mener au suicide. Même si David Lynch utilise déjà des effets qui le suivront toute sa carrière, comme l’importance des objets, la chanteuse ou la créature qui fait le lien avec l’inconscient, ce film reste à part dans la filmographie du réalisateur.

Ce qui marque en premier, c’est le son ou plus exactement les bruits : industriels, métalliques (mon chat a eu super peur d’ailleurs). La séquence d’ouverture sur cette bande-son nous plonge immédiatement dans une atmosphère dérangeante.

Il y a plusieurs aspects de ce film qui me fascinent complètement. Tout d’abord, j’affectionne particulièrement les bricolages qui permettent de créer une ambiance dans les films. Avec un petit budget et cinq ans pour en venir à bout, le film paraît être fait de bout de ficelle comme le visage ne papier mâché de la chanteuse, le poulet en plastique, la mousse qui sort du bébé, par exemple.

Mais surtout, ce que j’aime chez David Lynch, avant qu’il ne pousse cela au maximum dans ses derniers films, c’est cette plongée dans l’inconscient d’une personnage et dans sa folie. Dans Eraserhead, une des clés de cet inconscient est ce bébé (qui ressemble par ailleurs à un des moutons de Black Sheep).

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Cet « enfant » est abandonné par sa mère Mary car il pleure trop fort et l’empêche de dormir. Henry se voit contraint de s’en occuper. C’est à ce moment là qu’il devient son double. Il va s’en occuper assez bien, tout comme il le ferai avec lui-même. Et ce jusqu’à que son existence devienne trop lourde à porter et qu’il le tue, et se tue lui-même.

L’autre clé est la chanteuse du radiateur. Elle représente le refuge ultime, l’apaisement de la mort. Elle est celle qui l’accueillera quand il en aura fini avec sa vie car In Heaven, Everything is fine.

Note : 9/10 – Une petite pépite du cinéma.

RDV pour le prochain film : Agent Secret (Alfred Hitchcock, 1936)

Fiche Technique

Réalisation : David Lynch

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 85 minutes

Acteurs/Actrices : Jack Nance, Charlotte Stewart, Jeanne Bates, Jack Fisk

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