50. Gentlemen Prefer Blondes / Les Hommes Préfèrent les Blondes (1953)

886-b-les-hommes-preferent-les-blondesSynopsis : Lorelei, une blonde, et Dorothy, une brune, sont deux danseuses de revues. Elles partent en France pour s’y produire.

Certainement l’un de mes films cultes (et oui, je suis une midinette). Première et unique comédie musicale de Howard Hawks, ce film consacre le mythe de Marilyn Monroe, forte à ce moment-là de son succès et sa consécration dans le fabuleux Niagara.

Le principe est plutôt simple : le spectateur suit les pérégrinations de deux amies aux caractères différents : une brune et une blonde, aussi belles l’une que l’autre. La brune, Jane Russell (que le monde a depuis oublié), est intelligente, simple, tombant amoureuse du premier homme pauvre qu’elle croise. La  blonde, Marilyn Monroe donc, est gentille, cruche et cherche un homme riche pour la couvrir de cadeaux, et de diamants accessoirement.

La force de Marilyn Monroe, sous le regard bienveillant de Howard Hawks, est de faire de cette « blonde », faisant aujourd’hui penser au stéréotype populaire, un personnage finalement beaucoup plus fin et intéressant. Elle fait jouer à son personnage une comédie grossière qui cache un argument « Les hommes me veulent belle mais idiote, je les veux riches, on peut s’entendre ». A côté de notre blonde, Jane Russell construit un rôle plutôt féministe, elle prône l’indépendance réelle de la femme. Ces deux personnages se confrontent et confrontent leur vision de la femme pour tendre vers un même idéal : trouver l’amour. Et surtout, les deux actrices vont tenter de sortir leurs personnages du carcan du physique. Leurs clins d’oeil cachent bien plus d’intelligence que les yeux de merlans frits des hommes. Il est d’ailleurs intéressant de voir que la taille 44 était le summum de la beauté à l’époque. Dans une Marilyn Monroe, on ferait tenir deux Kate Moss (et je vous invite à lire cet article qui signe, on l’espère, la fin des Kate Moss et autres Gisèle Bundchen).

Face à ces deux femmes fortes, quoiqu’elles en montrent, les hommes sont inexistants ou presque. Plus prompts à regarder le décolleté de nos deux héroïnes qu’à chercher à discuter avec elles. Si, contrairement à d’autres, je ne crie pas au féminisme des héroïnes, par contre le machisme des personnages masculins est flagrant. Aucun d’entre eux ne peut imaginer que ces femmes soient un tant soit peu intelligentes. Que ce soit l’équipe d’athlètes, le vieux pervers, ou le jeune garçon qui pense déjà qu’une femme s’achète.

Bien entendu, ma chronique ne serait pas complète sans partager ma scène préférée, une scène culte : Diamonds are a Girl’s Best Friends, reprise depuis dans Moulin Rouge. Tout le jeu, le surjeu dans l’espièglerie de Marilyn en 5 minutes. Qui ne craquerai pas !

Au final, nos deux héroïnes réussiront à épouser les hommes qu’elles aiment lors d’un double mariage. Car, malgré les obstacles, une femme arrive toujours à ses fins !

Bonus : parce que j’ai chantonné cette chanson le lendemain.

Note : 8/10 – Pour Marilyn !

RDV pour le prochain film : La captive aux yeux clairs (Howard Hawks, 1952)

Fiche Technique

Réalisation : Howard Hawks

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 91 minutes

Acteurs/Actrices : Marilyn Monroe, Jane Russell

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