05. Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois / The Postman Always Rings Twice (1946)

The postam always ring twice« -Le voilà mort comme une bûche.

-Oui, le chat, il est mort. »

Synopsis : A quelques kilomètres de Los Angeles, le vagabond Franck Chambers se fait employer par Nick Smith, le propriétaire d’un restaurant. Il rencontre Cora Smith, la femme de Nick, qu’il séduit. Les deux nouveaux amoureux vont alors élaborer un plan pour vivre leur amour au grand jour.

Film de l’âge d’or du cinéma américain, Le facteur sonne toujours deux fois est un petit bijou de film noir.

Prenant comme point de départ le coup de foudre d’un vagabond et d’une femme mariée, Tay Garnett installe une tension sexuelle entre les deux protagonistes. Frank et Cora vont créer une relation à l’insu du mari jusqu’à tenter de le tuer une première fois et de réussir à le tuer ensuite.

Le film prend alors une autre tournure. La tension sexuelle se transforme en tension « judiciaire ». Le couple se retrouve au tribunal, ligué l’un contre l’autre. « De l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas ». Libre, le couple s’aime, s’installe ensemble mais se hait. La culpabilité du meurtre du mari est difficile à supporter. Le destin finira par séparer les deux amants définitivement.

Finalement, on prend parti pour ce couple terrible, qui tue, qui s’insulte, qui est violent, qui se trompe. Cela tient peut-être à la narration sous forme de confession faite par Frank. Ou peut-être qu’au-delà de la méchanceté des personnages, on ne peut qu’être ébloui par la beauté des acteurs et surtout celle de Lana Turner. La noirceur de son âme est mise en avant par la blancheur de toutes ses tenues.  Jusque dans ce maillot de bain qu’elle porte pour retrouver son amant dans la passion de l’océan.

J’ai beaucoup aimé ce film (alors que je n’avais pas trouvé terrible le remake de 1981). Pas de longueurs, pas de scènes inutiles. J’ai surtout apprécié la subtilité du jeu des acteurs soutenue par une réalisation pointue. Ce film regroupe toutes les caractéristiques du film noir pour en faire un parfait exemple.

Et, définitivement, le mix entre Marilyn Monroe et Josette Day qu’est Lana Turner m’a laissé bouche bée tout le film.

Note : 8/10 – Pour Lana Turner of course !

RDV pour le prochain film : Le Privé (Altman, 1973)

Fiche Technique

Réalisation :  Tay Garnett

Scénario : Harry Ruskin, Niven Busch, d’après le roman de James M. Cain

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 113 minutes

Distribution : Lana Turner, John Garfield, Cecil Kellaway

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