47. Orphans of the Storm / Les Deux Orphelines (1921)

indexSynopsis : Le destin de deux orphelines durant la Révolution Française.

Ma première grosse déception depuis le début de cette aventure. J’ai tendance à défendre le muet, surtout depuis le succès de The Artist, en avançant l’idée que l’on n’avait pas forcément besoin du duo Dujardin/Hazanavicius pour savoir que le muet n’était pas chiant (ceci n’est aucunement une critique de The Artist, que j’ai adoré par ailleurs). Bon, il faut admettre qu’un muet de 2h30 se passant durant la Révolution Française, je n’étais pas hyper motivée. Et je ne l’ai pas plus été pendant les longues heures de film qui suivirent.

L’histoire : une petite fille est retirée à sa mère, bourgeoise, car son père est un homme du peuple. L’enfant est déposée devant une église. Un père, qui ne peut pas nourrir sa fille, vient la déposer devant la même église. Finalement, il gardera sa fille et emportera l’autre. Plus tard, les parents meurent et l’une des deux filles devient aveugle. Ensuite, devenues jeunes femmes, elles descendent à Paris. L’une se fait enlever par un bourgeois et l’autre se retrouve sous le joug d’une bohémienne. Elle se retrouveront mais seront séparer de nouveau par la garde révolutionnaire. Finalement, elles se retrouveront pour un final lyrique où le mélo vient vous arracher une larme de peur que l’une des deux ne se fasse décapiter par le méchant Robespierre. Bref, c’est déprimant au possible. En plus, je n’y connais pas grand chose en histoire donc j’ai eu beaucoup de mal à tenir le coup devant l’affluence de références historiques (oui, je sais , c’est pas bien).

Deux points positifs tout de même :

– les décors. Absolument somptueux. J’ai lu que Griffith était l’inventeur de la super-prodution américaine dans le sens où ces budgets, pour l’époque, étaient colossaux. D’ailleurs, les décors de ce Paris m’ont beaucoup fait penser aux décors de Gangs of New-York par la finesse et le nombre de détails présents.

-les cartons. Griffith ne se contente pas d’utiliser les cartons pour une ou deux phrases de dialogues. Toute l’histoire est dans les cartons. Les personnages sont nommés, avec parfois un petit bout de biographie, à chaque apparition. Et surtout, les cartons sont truffés de petits « spoilers » annonçant par exemple que tel personnage sera de nouveau présent à la fin de l’histoire. C’est assez agréable de ne pas être laissé dans le flou et de connaître le moindre détail important.

Je reste néanmoins consciente de l’importance de ce film dans l’histoire du cinéma, de par son ampleur, ses prouesses artistiques, sa longueur également. Mais, j’avoue rester insensible à cette histoire dans l’Histoire qui, pour le coup, ne me parle pas.

Note : 4/10 – Le sentiment d’être dans une chanson réaliste des années 30.

RDV pour le prochain film : Les Désemparés (Max Ophüls, 1949)

Fiche Technique

Réalisation : D.W. Griffith

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 165 minutes

Acteurs/Actrices : Lillian Gish, Dorothy Gish

Lien IMDB

Cliquez ici pour découvrir le projet

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.