42. Femme ou Démon / Destry Rides Again (1939)

imagesSynopsis : Dans une petite ville de l’ouest américain, Frenchy et le patron du saloon, petits voyous du coin, vont affronter le fils d’un ancien grand shérif de la ville, Destry.

Moi qui ne suis pas très western, ce projet m’a permis de découvrir cette petite perle. On partait déjà un peu gagnant avec le casting : Marlene Dietrich et James Stewart. Deux immenses acteurs. Pourtant, j’ai été particulièrement étonnée des prestations de ces deux géants.

Plutôt habituée à voir Marlène dans des rôles « sérieux », j’ai été étonnée de la trouver aussi sincère dans ce rôle. Quelques scènes sont vraiment marquantes dans le jeu de cette actrice : la scène de poker où elle gagne le pantalon de son adversaire et surtout la scène qui suit de bagarre (presque dans la boue) avec la femme du pantalon en question. Cette dernière scène est extrêmement sexy et particulièrement bien réussie. Pour l’anecdote, Marlene Dietrich a tenu à ne pas être doublée et la scène a été tournée en une seule prise, ce qui ajoute à son côté sincère.

Quant à James Stewart, j’ai également une image assez sérieuse de son jeu. Bon, j’avoue, j’ai surtout des souvenirs de lui dans des films d’Hitchcock, c’est pas non plus la franche rigolade. Donc, j’ai découvert une nouvelle facette : jeune homme plutôt mignon, un peu maladroit et extrêmement cynique.

Mais, avant tout, l’impression qu’il me reste de ce film, c’est l’étrange sensation d’être tombée dans un Lucky Luke. Je ne sais pas si ce film a joué à un quelconque moment un rôle dans la conception de l’oeuvre de Morris. Mais, il y a une analogie flagrante. Que ce soit dans le personnage du maire, celui du patron du saloon Kent (qui ressemble à Pat Poker), dans le saloon, dans toute la ville même, l’univers est similaire.

Pour finir, sur le scénario en lui-même (parce que ça compte quand même), George Marshall réussit à survoler plusieurs genres pour réussir un film polyvalent. Que ce soit les aspects purement western, la comédie, la comédie romantique ou même le drame, tout est scénarisé et joué avec sincérité. Jusque dans le retournement final, assez inattendu, qui ajoute un « plus » inestimable.

Et pour vous donner envie, une petite vidéo :

Note : 7/10 – He’s a poor lonesome cowboy too !

RDV pour le prochain film : La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955)

Fiche Technique

Réalisation : George Marshall

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 94 minutes

Acteurs/Actrices : Marlene Dietrich, James Stewart, Mischa Auer, Charles Winninger, Brian Donlevy

Lien IMDB

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