33. Le Faucon Maltais / The Maltese Falcon (1941)

Le-Faucon-maltaisSynopsis : Sam Spade et son associé Miles Archer sont embauchés par Brigid O’Shaughnessy pour suivre l’homme qui aurait enlevé sa soeur.

Considéré comme le premier film noir, John Huston entre avec son faucon par la grande porte dans le monde du cinéma.  En effet, Le Faucon Maltais est le premier film de John Huston mais également le film qui créa le mythe de Humphrey Bogart et son imper’. Même si le rôle ne lui était pas destiné, il va réussir à transcender le personnage pour en créer un archétype, un symbole du film noir. Du fait que ce soit le premier film d’un jeune réalisateur, le casting n’est pas composé de « stars ». Peter Lorre, malgré sa longue carrière, va être fortement mis en avant par ce film. Encore plus exceptionnel, il s’agit du premier film, à 62 ans s’il vous plaît, de Sydney Greenstreet, alias Kasper Gutman.

Adapté d’un roman de Dashiell Hammett, Le Faucon de Malte, John Huston va s’appuyer sur le scénario de ce roman noir pour jeter les bases du film noir. Tout les films qui suivront, jusqu’à la fin des années 50, respecteront les même règles. Des personnages ambigus : ni gentil ni méchant. La police est corrompu, le détective est davantage un voyou qu’un ange, une femme fatale qui bien souvent ment au détective, une bande de voyous avec un chef riche. Au niveau réalisation, des règles sont également « posés ». Tout d’abord le décor, il doit être urbain et donner une impression d’angoisse. Les rues sont étroites, les impasses nombreuses. Ensuite, le temps. L’action se déroule en grande partie, si ce n’est entièrement, la nuit. La nuit renforce ici la sensation d’angoisse et d’oppression. Elle permet également de mettre en avant un des points essentiels de la réalisation d’un film noir : le jeu sur l’éclairage.  Le film noir joue beaucoup sur l’ombre et la lumière dans le but de mettre en avant un trait de caractère d’un personnage ou une situation.

Depuis le Faucon Maltais, le personnage du détective ressemble à Humphrey Bogart. Jusque dans Blade Runner où Harrisson Ford est en quelque sorte Sam Spade : le même imperméable, le même regard cynique, la même amertume; il en est de même pour Seven. Ces deux exemples récents montrent à quel point Le Faucon Maltais aura marqué l’histoire du cinéma.

 Mais ce film aura également marqué les futurs scénarios de John Huston. En effet, le réalisateur utilisera dans la plupart de ses films la même situation : un groupe de personnes n’ayant rien en commun se retrouve mêler à une même affaire louche (voir par exemple la chronique de Plus fort que le diable). Une recette plutôt efficace qui fera le succès de Huston et de toute cette bande d’acteurs.

Je n’avais pas revu le Faucon Maltais depuis longtemps et j’y ai pris le même plaisir que la première fois. Je ne vous révèlerai donc aucun élément de l’histoire. Je vous laisse découvrir ou redécouvrir cette indispensable oeuvre.

Note : 9/10 – A voir, revoir, re-revoir….

RDV pour le prochain film : Within our gates (Oscar Micheaux, 1920)

Fiche Technique

Réalisation : John Huston

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 100 minutes

Acteurs/Actrices : Humphrey Bogart, Mary Astor, Peter Lorre

Lien IMDB

Cliquez ici pour découvrir le projet

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.