31. Sixième sens / The Sixth sense (1999)

affiche-sixieme-sensSynopsis : Malcolm Crowe, psychiatre pour enfants, se fait tirer dessus par un de ces anciens patients qui se suicide tout de suite après. Persuadé qu’il a raté quelque chose dans son analyse, Malcolm décide de suivre Cole, un enfant présentant les mêmes symptômes.

Vu à sa sortie au cinéma, j’ai toujours classé ce film dans la catégorie « à ne pas revoir car je connais déjà la fin ». Du coup, j’ai vécu une expérience en le revoyant : voir un film qui n’est basé que sur sa fin. Je vais tenter d’éviter au maximum le spoiler pour les rares qui ne l’auraient pas vu et les encore plus rares qui ne connaitraient pas la fin (il en reste ?).

Je n’aime pas particulièrement le cinéma de Shyamalan, je dirai même que je n’ai aimé aucun de ces films (je n’ai pas vu ses deux premiers films ni son dernier : Le dernier maître de l’air). Niveau réalisation, c’est plutôt plan-plan. Les plans sont classiques, sans originalité bien qu’ils respectent toutes les règles du film d’horreur. Après la révélation « Je vois des morts » du petit garçon, on assiste au déballage des plans classiques de l’horreur : les personnages qui apparaissent brusquement, les personnes pleines de sang et autres réjouissances. Alors bien sûr on a peur, mais ce n’est rien de plus que quelqu’un qui fait « bouh » derrière vous. La première partie du film en revanche, sous forme de thriller psychologique est plutôt intéressante, même si elle se cantonne à la séparation : enquête mené par le héros et vie sociale et familiale du héros. Les quelques explications psychologiques et l’observation clinique de Bruce Willis sont prenantes et vraisemblables. On s’attache à cette histoire et cette recherche introspective qu’entreprend le personnage de Malcolm.

Au niveau des acteurs, on parle souvent de la prestation de Haley Joel Osment. Je ne trouve aucun intêret à cet acteur (d’ailleurs il n’a quasiment pas joué depuis 2003 et est affublé maintenant d’une choucroute). Il est plat, ennuyeux, mono-expressif. Et surtout, là ce n’est pas tout à fait de sa faute, c’est un gamin, il ne peut pas parler comme un adulte, se comporter comme un adulte, penser comme un adulte. Je trouve que la révélation est plutôt Toni Collette. Elle se retrouve enfin sous les projecteurs bien que son début de carrière soit truffé de perles du cinéma.

Alors, si la réalisation est pas terrible et les acteurs pas époustouflants, que fait ce film dans cette liste et dans bon nombre de palmarès ? Il a un scénario. Après s’être fait plus ou moins balader pendant 1h30, on nous apprend que ce n’est pas tout à fait ce que l’on croyait (oui, je galère pour ne pas raconter la fin!). Alors, effectivement, tout les indices était là, on ne les a pas forcément vu, compris, entendu. Je pense notamment à la scène de l’anniversaire au restaurant qui m’a marquée, et qui ancre dans la réalité ce que l’on voie.

Maintenant, un film qui ne repose que sur ce twist final et qui n’invente rien d’original en réalisation peut-il entrer dans l’histoire du cinéma, je ne me prononcerai pas mais, dans la catégorie « film reposant sur sa fin », je lui préfère largement Usual Suspects.

Note : 6/10 – Pour le souvenir du premier effet de surprise.

RDV pour le prochain film : Pandora (Albert Levin, 1951)


Fiche Technique

Réalisation : M. Night Shyamalan

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 108 minutes

Acteurs/Actrices : Bruce Willis, Haley Joel Osment, Toni Collette 

Distinctions : Oscar du meilleur montage, Oscar de la meilleure prise de son, Oscar de la meilleure musique originale, Oscar des meilleurs effets spéciaux sonores.

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