169. 2001, l’Odyssée de l’espace / 2001: A Space Odyssey (1968)

Synopsis : A l’aube de l’Humanité, deux groupes de primates s’affrontent pour un point d’eau.
En 2001, à bord d’un vaisseau spatial, le Dr Heywood Floyd enquête dans le plus grands secret sur un monolithe noir découvert sur Jupiter.
Quelques mois plus tard, deux astronautes, David Bowman et Frank Poole, se dirige vers Jupiter à bord d’une navette contrôlée par HAL, un ordinateur doué de parole.

Bonjour ami lecteur,
Tu n’as pas vu 2001, l’Odyssée de l’espace ? Ca tombe bien, je vais pouvoir t’en parler. Bon, déjà, il faut que je te dise que c’est un de mes films préférés. Voire mon film préféré. Je l’ai vu un paquet de fois, sur petit et grand écran. Et d’ailleurs, je compte bien profiter de la projection qui aura lieu en octobre pour le Festival Lumière2001 sera diffusé en 70 mm. Pour préparer cette chronique, je l’ai vu dans mon édition Blu-Ray (ce visionnage a enclenché l’achat d’un 5.1, pour s’apercevoir que la gestion sonore du Blu-Ray est dramatique, mais c’est une autre histoire).

La première fois que j’ai vu 2001 : l’Odyssée de l’espace, j’ai rien compris. J’avais 10 ans peut-être et je me souviens surtout que c’était joli et que le passage aec HAL était génial. Je l’ai revu peu de temps après, parce que je n’ai jamais aimé ne pas comprendre. En première, j’ai étudié 2001 : l’Odyssée de l’espace pendant tout un trimestre dans le cadre d’un partenariat avec l’Auditorium de Lyon et la Bibliothèque Municipale. Cela s’est conclu par une projection dans l’Auditorium avec les musiciens qui interprétaient la bande originale du film.

Pourquoi découvrir aujourd’hui un film qui, certes culte, peut paraître dépassé par le cinéma de SF, que ce soit Star Wars, Alien ou plus récemment Interstellar ?

Parce que c’est terriblement moderne. Quand 2001 sort, l’homme n’a pas encore marché sur la lune. Pourtant, on imagine un voyage sur Jupiter mais surtout on imagine que le voyage en navette est une habitude, que l’intelligence artificielle est indispensable, que la technologie a pris le pas sur l’humain, qui lui, reste cantonné aux mêmes activités : jogging, bouffe, coup de fil.

Parce que 2001 est unique dans sa narration. Plus proche du film expérimental que du scénario de SF. Les différents chapitres communiquent entre eux par un fil conducteur davantage philosophique que narratif. Il n’y a pas de personnage principal, et les trois que l’on suit réellement, sur deux chapitres différents, si on excepte HAL bien entendu, ne sont pas construit de manière classique. Ils ne sont que le reflet de l’humanité telle que Kubrick veut nous la présenter. Aucune identification possible car on ne sait rien presque rien d’eux. Ce qui colle complètement au rythme cassé imposé par Kubrick, avec son exemple type, l’écran noir de 10 minutes mais aussi tout simplement par une absence de dialogues au profit du geste.

Et surtout, parce que, cher lecteur, tu comprendras ce que tu voudras et pourras et que ça ne posera aucun problème. Personne n’a vraiment compris 2001, plusieurs thèses courrent, principalement sur le sujet du monolithe. J’ai peut être eu milles interprétations, certains très brillantes, mais la prise de substances illicites s’y attenant m’empêchent de m’en rappeler (d’ailleurs, j’ai parfois vu des trucs pendant les 10 minutes d’écran noir). A chaque visionnage, j’y vois quelque chose de nouveau, une nuance que je comprends, un élément qui s’ajoute, un détail qui prend toute son ampleur.

Et c’est ce qui rend 2001 si unique, tu peux le voir une fois, dix fois ou cent fois, tu ne verras jamais le même film.

Note : 10/10 – Je vous ai conseillé la BO ou pas ?

RDV pour le prochain film : Sur les quais (Elia Kazan, 1954)

Fiche technique :

Réalisation : Stanley Kubrick

Scénario : Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke (d’après deux nouvelles de ce dernier : À l’aube de l’histoire et La Sentinelle)

Pays  : Royaume-Uni, Etats-Unis

Durée : 156 minutes

Distribution : Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester, Daniel Richter, Leonard Rossiter, Margaret Tyzack, Robert Beatty, Sean Sullivan, Douglas Rain

Récompenses : Oscar du cinéma des Meilleurs effets spéciaux en 1969, British Academy Film Awards de la meilleure direction artistique et de la meilleure bande originale en 1969

 

 

Lien IMDB

Cliquez ici pour découvrir le projet

2.5.0.0
2.5.0.0
Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.