167. The Breakfast Club (1985)

Synopsis : Un samedi, cinq élèves se retrouvent en retenue ensemble : un surdoué, une détraquée, un athlète, une fille à papa et un délinquant. Mr Vernon, le professeur chargé de les surveiller leur demande une dissertation de 1 000 mots sur le sujet :« Qui pensez-vous être ? ».

L’enchaînement avec Zéro de conduite est assez drôle. Il convient bien à l’idée que chaque génération a son film culte sur le conflit générationnel avec des « jeunes » qui s’oppose à l’autorité. Et The Breakfast Club est le film culte de ceux nés au début des années 70. Internet et l’avènement des séries américaines ont depuis multiplié les références à The Breakfast Club, et ont permis à ce dernier de conserver sa place de film culte à travers les années. Et donc, bien que je connaisse de nom le film et même certaines scènes, je l’ai découvert et …

… j’ai pas trouvé ça terrible. Je mets de côté la réalisation, classique mais efficace, l’interprétation plutôt de qualité, les looks et la musique 80’s, parfois ça fait du bien. Je vais même laisser de côté les 3/4 du scénario, en séparant ce qui ne me parle pas mais reste intéressant, comme par exemple les aspects purement américains du communautarisme de lycée qui me laissent plutôt froide, et le côté universel des questionnements adolescents qui me parle davantage. Et je vais donc entrer dans le vif du sujet en déclarant que ce film est très sexiste et que faire du culte là-dessus, ça me saoûle.

Mais avant de me faire traiter de féminazie, mon insulte préférée qui me fait irrémédiablement penser à Ilsa, je vous propose un petit jeu, regardez la scène ci-dessous et décrivez Allison.

Pendant plus d’une heure de film, Allison est la « détraquée », elle parle d’alcool, de sexe, quand elle parle, la première fois que l’on entend le son de sa voix, c’est à travers un cri. Et grâce à la solidarité féminine, et à nos amis de L’oréal, elle passe d’un personnage complexe, mal dans sa peau, à une poupée avec une putain de robe rose et un putain de noeud dans les cheveux. Parce que, oui, la sentence « Sois belle et tais-toi », ça marche, hier, aujourd’hui et encore demain. Ca m’a tellement énervé, et gâché le film par la même occasion. Quand je pense au personnage Rizzo dans Grease et à cette chanson, tellement culte pour moi, qui date de 7 ans auparavant, je vois un gros bond en arrière sur la construction des personnages féminins. Si on ajoute à cette métamorphose ridicule et choquante, l’attitude proche du harcèlement de Bender envers Claire, qu’il aura finalement à l’usure d’une journée, on obtient le bon combo sexiste des années 80. Et ces comportements ne sont en aucun cas dénoncés et sont même « applaudis ».

Mais rassurons-nous, nous avons échappé au pire, comme l’explique cet article sur une révélation de tournage de John Hugues, une scène de nudité gratuite non tournée finalement.

Note : 4/10 – Donc, voilà, j’ai pas supporté !

 

RDV pour le prochain film : Le dieu noir et le diable blond (Glauber Rocha, 1964)

Fiche technique :

Réalisation : John Hughes

Scénario : John Hughes

Pays  : Etats-Unis

Durée : 97 minutes

Distribution : Judd Nelson, Molly Ringwald, Emilio Estevez, Anthony Michael Hall, Ally Sheedy, Paul Gleason, John Kapelos

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