163. Laura (1944)

Synopsis : Laura Hunt, une jeune femme travaillant de la publicité, est retrouvée morte dans son appartement d’un coup de fusil dans le visage.

Voilà plus de 10 ans que belle-maman me parle de Laura comme de son film préférée et de Gene Tierney, qui incarne l’héroïne, comme d’une des plus belles actrices qu’elle connaisse. Comme je suis pas très réactive, je viens seulement de découvrir ce film.
Il va être très délicat de ne pas spoiler car l’intérêt de Laura se situe dans un retournement de situation à la moitié du film environ.Et, pour être franche, pendant la première partie, je n’étais pas plus emballée que ça. Et puis… Je ne m’attendais pas à ça. L’intrigue prend une toute autre tournure.
On s’arrête là avant que je n’en dévoile trop.

Au-delà du scénario très bien ficellé, on retrouve un univers de policier classique. Le policier du film noir avec son imper, la poursuite sous la pluie, le portrait, les nombreux objets. Otto Preminger convoque à la fois Humphrey Boggart et Agatha Christie. Mais il évite soigneusement tous les écueils en complexifiant les personnages, en raccourcissant les scènes dites « classiques » et en multipliant les points de vue. Les flashbacks aident le spectateur à cerner le personnage de Laura, la victime, ainsi que des divers protagonistes tout en se faisant berner par ces derniers à travers plusieurs déformations de vérité et autres mensonges.

Et finalement, comme souvent à l’époque, le film interroge plus profondément la société que ce qu’il n’y paraît. Laura est une femme libre, qui ose, qui réussit, qui ne se laisse par faire. En cette période de libération de la parole des femmes face aux violences, Laura laisse un goût amer. Des décennies plus tard, le scénario nous paraît tellement actuel qu’il est troublant de se dire que nous en sommes encore là.

Note : 9/10 – Une pépite

RDV pour le prochain film : Le voyage dans la lune (Georges Meliès, 1902)

Fiche technique :

Réalisation : Otto Preminger

Scénario : Jay Dratler, Samuel Hoffenstein, Elizabeth Reinhardt, d’après le roman de Vera Caspary

Pays  : Etats-Unis

Durée : 88 minutes

Distribution : Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb, Vincent Price, Judith Anderson

Distinctions : Oscar de la meilleure photographie pour Joseph LaShelle en 1945

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