161. Un Jour sans fin / The Groundhog Day (1993)

Synopsis : Phil Connors, un présentateur météo, part en reportage à Punxsutawney pour la fête du Jour de la marmotte avec Larry, son cameraman et Rita, sa productrice.

Ma DVDthèque est composée en partie de « films doudous », ces films que j’aime regarder les bons comme les mauvais jours. Un jour sans fin fait bien évidemment partie de ces films. Et depuis sa sortie en 1993, le film a atteint le statut de film culte que ce soit auprès des critiques ou du public.

Sur un scénario plutôt simple, un personnage particulièrement égocentrique se retrouve à vivre la même journée environ 12 395 fois (d’après une étude scientifique) dans une ville qu’il déteste avec des gens qu’il méprise, Harold Ramis réussit à présenter une comédie intelligente. Même si, au premier abord, ce sont les ressorts comiques qui marquent le plus, notamment la chanson I got you babe et le copain de lycée relou, qui reviennent systématiquement, le chemin philosophique parcouru par Bill Murray est ce qui fait de Un jour sans fin une comédie à part. Parce que Phil va devenir un personnage attachant au fur et à mesure de son cheminement vers une sorte de rédemption. Et que l’on espère vraiment qu’il sortira de cette journée.

Un grand pouvoir entraîne de grandes responsabilités, et cela, Phil le comprend au fur et à mesure des jours qu’il revit. Il commence par ne pas comprendre la situation, puis en profiter pour faire ce dont il a envie, puis tenter de mettre fin à ces jours, notamment en faisant conduire Phil la marmotte, et enfin, il fera le bien autour de lui avec un dévouement à toute épreuve. Et ce n’est qu’en devenant altruiste que Phil sortira de la spirale infernale. Et qu’il finira par séduire Rita, il faut bien rester terre à terre un peu.

Associons à ce scénario une réalisation et un montage très dynamique. Même si nous revivons avec Phil une partie des actions de ce 2 février, aucune lassitude pour le spectateur. Les traits comiques, entrecoupés de traits plus philosophiques s’enchaînent avec brio. Bill Murray, quant à lui, porte le film presque à lui tout seul. Je ne connais pas beaucoup d’acteur qui incarne le cynisme avec autant de perfection. Tout en réussissant à laisser transparaître une palette d’émotions différentes. Bill Murray peut nous faire rire, réfléchir ou pleurer en l’espace de quelques secondes. Et pour l’aider, il y a bien sûr Phil la marmotte, dans son meilleur rôle. De l’émotion à chaque petit clignement d’oeil, comme lorsqu’elle se fait enlever par Bill Murray, la détresse est palpable et vous frissonnerez à coup sûr pour lui.

Note : 9/10 – Rendez-vous le 2 février sur le site Punxsutawney pour savoir si le printemps arrive ou non….

RDV pour le prochain film : Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)

Fiche technique :

Réalisation : Harold Ramis

Scénario :  Danny Rubin, Harold Ramis

Pays  :  Etats-Unis

Durée : 101 minutes

Distribution : Bill Murray, Andie MacDowell, Chris Elliott, Stephen Tobolowsky, Michael Shannon, Harold Ramis, Brian Doyle-Murray, Marita Geraghty

Distinctions : RAS

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