160. La Jeune Fille / The Young One (1960)

Synopsis : Dans le sud des Etats-Unis, un musicien de jazz noir, Traver, est en fuite après avoir été faussement accusé de viol par une femme blanche. Pour éviter le lynchage, il vole un canot et parvient sur une petite île habitée par un garde-chasse, Miller, et par Evvie, une jeune adolescente, qui vient de perdre son grand-père. 

Luis Buñuel fait partie pour moi des grands réalisateurs, ceux dont je reconnais le talent à presque tous les coups. Et presque est le mot juste. Parce que ce film-ci était particulièrement horrible.

Pourtant, c’était plutôt bien parti. Pour la réalisation, un noir et blanc très léché et des décors naturels. Pour le scénario, un huis clos, un méchant raciste, une jeune fille plutôt forte, un homme noir accusé injustement de viol. Mais, de tout ça, Luis Buñuel ne fait rien de subtil, rien de fort mais uniquement de l’attendu qu’il tourne en perversion. Tout se joue autour de la jeune fille, qui a seulement 14 ou 15 ans, et de la séduction qui s’organise autour d’elle. Il y a Miller bien sûr qui profite de la situation pour abuser d’elle ce qui m’a vraiment mis mal à l’aise, mais aussi Traver qui joue un jeu étrange avec elle, ou encore le prêtre qui la protège avec concupiscence.
Luis Buñuel aborde aussi la question du racisme, mais là aussi, sans aucune subtilité. Miller est ouvertement raciste et Traver a l’air de coller parfaitement à l’image que le garde-chasse a des Noirs. Là aussi, la relation se joue autour de la séduction. Les deux personnages se cherchent, se rapprochent, s’éloignent, se supportent, se tirent dessus…
Honnêtement, je n’ai pas réussi à savoir ce que Buñuel faisait passer comme message ni où il voulait en venir. Critique du puritanisme américain? Dénonciation du racisme du sud des Etats-Unis ?

Si vous avez la réponse, n’hésitez pas.

Note : 3/10 – Grosse déception

RDV pour le prochain film : Un jour sans fin (Harold Ramis, 1993)

Fiche technique :

Réalisation : Luis Buñuel, assisté de Juan Luis Buñuel

Scénario :  Hugo Butler, Luis Buñuel, d’après la nouvelle de Peter Matthiessen Travellin’ man

Pays  :  Etats-Unis, Mexique

Durée : 95 minutes

Distribution : Zachary Scott, Bernie Hamilton, Key Meersman, Crahan Denton, Claudio Brook

Distinctions : RAS

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