153. American Beauty (1999)

Synopsis : La famille Burnham vit dans une petite banlieue calme. Le père, Lester, tombe amoureux d’Angela, la copine de sa fille Jane. Carolyn, la mère de famille, trompe son mari avec un agent immobilier. De son côté, Jane se rapproche de Ricky, le fils du voisin.

American Beauty fait partie de ces films « générationnels ». 5 oscars, le titre de meilleur film de l’année 1999. Et je ne l’avais pas revu depuis sa sortie, ou presque. Une redécouverte donc.

Une fois passée l’image marquée fin des années 90, de même que les looks, la couleur, les attitudes, et la jeunesse de Kevin Spacey, j’ai été curieuse de revoir ce film, dont j’ai toujours dit qu’il était super mais dont je ne me souvenais finalement pas de grand chose.

Alors, oui, American Beauty a gardé sa cruauté. A travers un début de scénario classique de cette époque : le père de famille pète un plomb, envoie tout balader, boulot, famille ; Sam Mendes parvient à déconstruire le rêve américain. Tous les clichés apparaissent au fur et à mesure du film : la maison de banlieue, l’entreprise impersonnelle, le supérieur jeune et arriviste, l’agent immobilier, la femme insupportable, le couple voisin gay, le vétéran de l’armée américaine, la drogue, les armes, la pom-pom girl. Et pourtant, tout se coordonne pour donner une vision cohérente de l’histoire. Sam Mendes n’en fait pas trop. Ou tout au moins, nous le fait oublier.

La réalisation, très marquée années 90, doit tout au théâtre, les origines de Sam Mendes. Mais, il se permet de jouer avec les profondeurs de champ pour donner cette impression d’être entraîné dans une chute. Parce que c’est cela American Beauty, une chute de plus en plus rapide. Kevin Spacey et Annette Benning, personnages insupportables, en deviennent attachants. Ils ont sauté mais ne peuvent pas s’arrêter de tomber, alors que l’on aimerait bien les retenir une dernière fois, leur laisser une dernière chance.

Note : 7/10 – Juste pour les coiffures d’Annette Bening !

RDV pour le prochain film : Les Glaneurs et la Glaneuse (Agnès Varda, 2000)

Fiche technique :

Réalisation : Sam Mendes

Scénario : Alan Ball

Pays  : Etats-Unis

Durée : 122 minutes

Distribution : Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Wes Bentley, Mena Suvari, Peter Gallagher, Chris Cooper, Allison Janney, Scott Bakula, Sam Robards, Barry Del Sherman

Distinctions : Oscars du meilleur film en 2000, Oscar du meilleur réalisateur pour Sam Mendes en 2000, Oscar du meilleur acteur pour Kevin Spacey en 2000, Oscar du meilleur scénario original pour Alan Ball en 2000, Oscar de la meilleure photographie pour Conrad Hall en 2000, Golden Globe du meilleur film dramatique en 2000, Golden Globe du meilleur réalisateur pour Sam Mendes en 2000, Golden Globe du meilleur scénario pour Alan Ball en 2000, BAFTA Award du meilleur film en 2000, BAFTA Award du meilleur acteur pour Kevin Spacey en 2000, BAFTA Award de la meilleure actrice pour Annette Bening en 2000, BAFTA Award du meilleur montage pour Christopher Greenbury en 2000,BAFTA Award de la meilleure photographie pour Conrad L. Hall en 2000, BAFTA Award de la meilleure musique de film pour Thomas Newman en 2000, Grammy Award de la meilleure bande originale en 2001

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