152. Hoop Dreams (1994)

Synopsis : La vie de William Gates et Arthur Agee, deux jeunes recrutés par une grande école pour jouer au basket.

Un documentaire de 2h50 sur le basket dans les années 90, ça vend moyen du rêve. Et pourtant…

Entrer dans Hoop Dreams, c’est pousser la porte d’une maison, s’asseoir et écouter une histoire. Une histoire qui dure quatre ans. Quatre ans dans la vie de deux ados qui rêvent d’intégrer la NBA. On commence par le recrutement qui entraîne l’éloignement familial. L’un va réussir à pousser son cursus dans cette super école qui recrute pour le basket des Noirs des quartiers pauvres, l’autre va échouer et retourner dans son collège de quartier. Ils vont se recroiser, les espoirs et les déceptions vont être filmés.

Mais surtout, le basket est un prétexte à un documentaire profondément social qui va balayer tous les problèmes rencontrés dans la banlieue de Chicago : les pertes d’emplois, les trafics de drogues, les cambriolages, les agressions, la religion, la prison. Et surtout, les problèmes raciaux. Comment expliquer la différence entre les deux écoles : l’une avec des élèves noirs, l’autre avec des élèves blancs, sauf les basketteurs ? Comment expliquer que dans l’école populaire de Chicago les professeurs soient tous blancs ? Et cette maison, au milieu de nulle part, sur un campus, qui ne logent que des étudiants basketteurs noirs ?

Honnêtement, je ne m’attendais pas à vivre des moments aussi forts : quand la mère d’Arthur réussit son examen pour devenir auxiliaire de vie, ou quand on apprend que William a en fait une petite fille d’à peine un an.  Et tout ça, sans surcharge émotionnel. Ce n’est que la vie après tout. La prouesse de ce documentaire est de ne pas vous arracher les larmes, Steve James ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Mais simplement de faire toucher du doigt au spectateur la misère, la joie, la tristesse, les coups durs, les victoires de ces deux garçons, qui ne réussiront pas vraiment à percer. Quatre ans, c’est long, il s’en passe des trucs, surtout quand on est ado.

Et, à l’heure où j’écris, ce documentaire est disponible sur Netflix !

Note : 9/10 – Si en plus, on aime le basket, c’est vraiment un très bon moment

RDV pour le prochain film : American Beauty (Sam Mendes, 1999)

Fiche technique :

Réalisation : Steve James

Scénario : Steve James, Frederick Marx

Pays  : Etats-Unis

Durée : 170 minutes

Distribution : Arthur Agee, William Gates, Isiah Thomas

Distinctions : Prix du Public du meilleur documentaire au Festival de Sundance en 1994

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