144. La Route des Indes / A Passage to India (1984)

Synopsis : Adela Quested se rend en Inde en compagnie de sa belle-mère pour retrouver son fiancé, employé par le gouverment britannique 

J’avais hâte de découvrir ce film de David Lean, le dernier de sa carrière. Pour un réalisateur dont j’ai admiré les fresques historiques, mon avis reste en demi teinte. J’ai déjà parlé ici de David Lean avec Le Pont de la Rivière Kwai, et j’aurai l’occasion d’en reparler puisque quatre autres de ses films sont dans la liste des 1001 films.

Il n’y a pas à dire, David Lean, c’est beau. Des magnifiques paysages, même si l’Inde aide beauoup, au choix des couleurs, la nuit bleutée qui entoure une première rencontre entre Mrs Moore et le Dr Aziz par exemple, La Route des Indes éblouit. Il y aura les grottes dans lesquelles se déroulent le tournant du film, les temples remplis de singes, le Gange imperturbable, des perspectives incroyables. Bref, de quoi faire briller mes yeux et rêver.

Mais La Route des Indes nous raconte surtout une rencontre, celle de l’Ouest et de l’Est. Celle d’Adela, notre héroïne, avec un pays, une population, des coutumes, une culture qui va lui faire perdre la tête. Dès l’arrivée en Inde, on comprend que les deux communautés, indienne et britannique, s’affrontent silencieusement mais surtout se cantonnent chacune dans son quartier, refusant de se mélanger. Pourtant, Adela et Mrs Moore vont rencontrer des Indiens, par hasard tout d’abord, quand Mrs Moore rencontre le Dr Aziz, puis à leur demande, avec l’aide du Dr Aziz et de son ami Richard Fielding. Mais, le rapprochement entre les deux peuples paraît impossible, à l’instar de Adela qui va perdre la tête et accuser son ami le Dr Aziz de viol. La seconde partie du film sera donc un procès, parce que l’occasion est trop belle pour certains Britanniques, parce qu’ils considèrent qu’un Indien ne peut être innocent. Tout le racisme de la colonisation apparaît dans la seconde partie, de même que la violence de l’indépendantisme.

Malgré tout, il y a une chose qui m’a choquée, c’est le rôle d’Alec Guinness : le professeur Godbole. Déjà parce que faire jouer par un blanc le rôle d’un Indien, en le grimant de manière grotesque, j’ai trouvé ça limite. Et puis, il y a le rôle en lui-même, à mi-chemin entre le grotesque et la sagesse. Un personnage que je n’ai vraiment pas compris et qui m’a gâché le film.

Note : 7/10 – Dommage…

RDV pour le prochain film : Vietnam, Année du cochon (Emile De Antonio, 1968)

Fiche technique :

Réalisation : David Lean

Scénario : David Lean, d’après le roman éponyme de E.M. Forster et la pièce de Santha Rama Rau

Pays  : Etats-Unis, Royaume-Uni

Durée : 163 minutes

Distribution : Judy Davis, Victor Banerjee, Peggy Ashcroft, James Fox, Alec Guinness

Récompenses : Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Peggy Ashcroft en 1985, Oscar de la meilleure musique de film pour Maurice Jarre en 1985, Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle pour Peggy Ashcroft en 1985, Golden Globe de la meilleure musique de film pour Maurice Jarre en 1985, BAFTA de la meilleure actrice pour Peggy Ashcroft en 1986

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