143. Rencontres du Troisième Type / Close Encounters of the Third Kind (1977)

Synopsis : Au même moment, à divers endroits de la planète, des évènements étranges ont lieu. Au Mexique, des avions perdus réapparaissent, le petit Barry est enlevé par une lumière blanche et Roy, un réparateur de câble, rencontre un Ovni et se retrouve avec le visage brûlé. 

Comme pour E.T., dont on peut presque imaginer que Rencontres du Troisième Type est le début (ou préquel selon le terme à la mode), cela devait faire 20 ans que je n’avais pas revu ce Spielberg. Et bien sûr, c’est l’émerveillement.

J’avais oublié pas mal de trucs. L’importance du personnage de François Truffaut, la relation entre la mère de Barry et Roy, et même la fin. Mais j’avais gardé l’image de cette montagne bien sûr, son équivalent en purée, la musique, les extraterrestres.

Fort de son succès avec Les Dents de la Mer, Spielberg écrit avec Paul Schrader un scénario basé sur un souvenir d’enfance : les parents de Spielberg avait réveillé toute la famille pour aller voir une pluie de météorites (un désaccord concernant le héros éloignera Schrader, qui abandonnera tous ses droits sur le film). Et c’est ce souvenir qui va jalonner Rencontres du troisième type à travers le personnage de Barry, son innocence mais aussi à travers Roy, sa position d’adulte, son irresponsabilité.

Quatrième film de Steven Spielberg (oui, je compte Duel), Rencontres du troisième type va poser tous les éléments d’une filmographie dingue, d’aujourd’hui 30 films (dont 8 dans ma fameuse liste de 1001) et, en la relisant, j’y vois tellement de morceaux de mon enfance dedans. Spielberg parle dans ce film, pour la première et non la dernière fois, à l’enfant de ton for intérieur. Il va employer tout son talent, de la réalisation épurée saupoudrée d’effets spéciaux hyper classe pour l’époque au scénario lent qui permet au spectateur de prendre conscience du cheminement des héros, en passant par quelques scènes pour faire peur et d’autres pour faire pleurer, pour montrer au spectateur la magie, lui montrer la curiosité qu’il faut garder, comme Roy qui finira par monter dans le vaisseau extraterrestre, et surtout le positif à ressortir de chaque situation.

Ce positif réside dans une vraie innovation dans le cinéma de SF, la gentillesse des humains et des extraterrestres. Spielberg nous montre des humains que ce soit l’armée un peu benête ou les scientifiques, à l’instar de François Truffaut, ou des musiciens qui communiqueront sur la base de cinq petites notes, crées par John Williams avant le film, curieux et appeurés face à des extraterrestres qui n’ont pas l’air méchant, contrairement à toute la production SF précédente. On ressort de cette expérience le sourire aux lèvres et avec l’envie de vivre aussi une rencontre de ce type.

Note : 10/10 – Tu tu tu tu tuuuuuuuuuuuu.

RDV pour le prochain film : La Route des Indes (David Lean, 1984)

Fiche technique :

Réalisation : Steven Spielberg

Scénario : Steven Spielberg, Paul Schrader, Jerry Belson, Matthew Robbins

Pays  : Etats-Unis

Durée : 131 minutes (Director’s cut)

Distribution : Richard Dreyfuss, François Truffaut, Teri Garr, Melinda Dillon, Cary Guffey

Récompenses : Oscar de la meilleure photographie pour Vilmos Zsigmond en 1978, Oscar pour une performance spéciale à Frank Warner pour le montage des effets sonores en 1978, BAFTA de la meilleure direction artistique à Joe Alves en 1979, Grammy Award du meilleur album de musique de film à John Williams en 1979

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