142. Le Projet Blair Witch – The Blair Witch Project (1999)

Synopsis : Trois étudiants en cinéma ont disparu dans la fôret de Blair. Le Projet Blair Witch est la compilation des bandes retrouvées dans leurs deux caméras.

Peut-être un des films qui me fait le plus flipper. Et pourtant, j’en bouffe du film d’horreur et j’adore ça. Mais Le Projet Blair Witch a quelques particularités, qui depuis ont été ultra exploitées.

Déjà, il faut que je vous parle un peu de 1999. J’ai 14 ans, je sais à peine ce qu’est Internet (comme la plupart des gens en fait) et je lis Ciné Live (personne n’est parfait). Donc, on commence un peu à entendre parler d’un site qui parle d’une histoire de disparition bizarre, une affiche circule un peu, et la rumeur de la sortie d’un film tiré des images retrouvées.

Une fois remis dans le contexte, imaginez que vous gardez à l’esprit cette feinte marketing et que vous vous retrouviez enfin au cinéma. Le film commence et là… Pas de générique, on plonge direct dans l’histoire. Et dans cette façon si particulière de filmer en 1999, mais qui n’étonne plus personne aujourd’hui : le found footage. Ici, deux caméras, deux résolutions différentes, une caméra couleur, une caméra noir et blanc. Mais pour un même résultat : on ne voit pas un des trois personnages, on vit le film caméra à l’épaule, la lumière naturelle est très sombre et la lumière artificielle est partielle dans les scènes nocturnes.

Donc on suit nos trois disparus dans la forêt de Blair pour quelques jours. Il faut être honnête, jusqu’à la moitié du film, il ne se passe pas grand chose d’horrible mais plutôt une accumulation de bruits, de disparitions d’objets, le tout filmé, parfois dans le noir complet, ce qui augmente considérablement le stress. Ensuite, viendra un tout petit de sang, une disparition, et un stress de plus en plus ingérable, pour les protagonistes du film comme pour le spectateur. Ce dernier n’a plus qu’à imaginer. Imaginer le pire bien sûr. Et regarder. Regarder des étudiants se perdre dans une forêt, les regarder perdre peu à peu la raison, les regarder souffrir.

Et c’est très exactement là que Le Projet Blair Witch excelle : dans un mélange entre voyeurisme pervers et imagination morbide. Nous ne verrons rien mais nous imaginerons tout, enfin jusqu’à la dernière image.

Note : 8/10 – Parce qu’on ne laisse pas bébé dans un coin, c’est la règle !

RDV pour le prochain film : Rencontres du troisième type (Steven Spielberg, 1977)

Fiche technique :

Réalisation : Daniel Myrick, Eduardo Sánchez

Scénario : Daniel Myrick, Eduardo Sánchez

Pays  : Etats-Unis

Durée : 81 minutes

Distribution : Heather Donahue, Joshua Leonard, Michael C. Williams

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