138. Butch Cassidy et Le Kid / Butch Cassidy and the Sundance Kid (1969)

telechargement-1

Synopsis : Butch Cassidy et le Kid sont des pilleurs de banques et de trains. L’Union Pacific finit par engager l’agence de détectives Pinkerton pour les poursuivre et les arrêter. Après une poursuite de plusieurs jours, ils vont s’installer en Bolivie avec Etta, la femme du Kid.

Vous le savez déjà, je ne suis pas fan de western, bien qu’à force, j’en apprécie le genre (merci chéri !). Mais, dans tous les cas, Paul Newman et Robert Redford, même dans un western, je dis oui. Et à la fin des années 60, le western américain fait son retour à travers de grandes épopées mettant en scènes les grandes légendes américaines.

Donc, je lance le film et là, j’ai vu peut-être l’une des plus belles introductions de film de ma petite expérience cinéphile. Après un générique très littéraire, la réalisation en sépia semble comme un rêve, un souvenir. C’est visiblement le meilleur moyen que George Roy Hill a trouvé pour introduire ces deux protagonistes, leurs caractères, et quelques éléments contextuels. Et c’est très efficace. J’ai directement accroché tant à l’image qu’aux personnages.

La suite du film est un peu moins enthousiasmante au niveau réalisation. Moins d’effets de caméras, moins de grandeur chez George Roy Hill que chez ses confrères. Et les westerns de l’époque se ressemblent un peu. La dernière partie du film, en Bolivie, m’a fait carrément penser à La Horde Sauvage. A croire qu’en 69, c’était Woodstock ou une Hacienda. Mais George Roy Hill met aussi un peu de Woodstock dans Butch Cassidy, à travers une scène à vélo profondément Peace and Love, fleurs dans les cheveux, faisons l’amour tous ensemble.

Et c’est là la différence profonde entre La Horde Sauvage et Butch Cassidy et le Kid, pour ne citer que ces deux films. On s’amuse chez George Roy Hill. Dans les dialogues, dans les vannes, dans les plans. On sourit, on rit, on s’amuse. Même quand on se fait attraper lors d’une attaque de train. Les yeux de Paul Newman et de Robert Redford pétillent constamment. Pour oublier que c’est un peu la merde quand même. Que l’on est poursuivi à travers les montagnes. Que l’on va finir par mourir.

Note : 8/10 – Je n’aime pas les haciendas !

RDV pour le prochain film :Contes de la lune vague après la pluie ( Kenji Mizoguchi, 1953)

Fiche technique :

Réalisation : George Roy Hill

Scénario : William Goldman, George Roy Hill

Pays  : États-Unis

Durée : 110 minutes

Distribution : Paul Newman, Robert Redford, Katharine Ross

Distinctions : Oscar de la meilleure photographie pour Conrad L. Hall, Oscar de la meilleure musique de film pour Burt Bacharach, Oscar de la meilleure chanson originale pour la chanson Raindrops Keep Fallin’ on My Head de Burt Bacharach et Hal David, Oscar du meilleur scénario original à William Goldman

Cliquez ici pour découvrir le projet

Lien IMDB

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *