135. Au revoir les enfants (1987)


téléchargement (1)Synopsis : 
En 1943, Julien, 12 ans, est pensionnaire dans un collège de campagne tenu par des frères malgré l’occupation. Après les vacances de Noël, trois nouveaux élèves sont accueillis.

Au même titre que Ninotchka, ce film attendait depuis longtemps que je le regarde. Sous l’insistance de celui qui partage mon canapé, je me suis enfin lancée (en truquant un peu le principe de tirage au sort). Outre les larmes, l’émotion intense de l’histoire, il y a quelque chose en plus à Au revoir les enfants, liée à l’histoire de ce film. Comme l’intrigue n’est pas difficile à comprendre, on va jouer cartes sur table, si je vous dis : occupation, monastère, enfants qui arrivent en plein milieu d’une année, vous avez tous compris l’histoire. Et vous avez sûrement une vague idée de la façon dont se termine cette histoire.

Mais, venons-en à l’histoire du film. Au revoir les enfants n’est pas une histoire vraie mais pas non plus une histoire fausse. J’ai lu il y a peu de temps La vérité sur l’affaire Harry Québert, et l’auteur évoque le « paradis des écrivains », un lieu où l’on peut changer la fin. Je crois qu’il existe un « paradis des réalisateurs », un lieu où l’on peut changer la fin. Julien est Louis Malle, mais Julien fera dans le film tout ce que Louis Malle n’a pas osé faire, sans héroïsme, sans grands discours, sans fin heureuse. Mais avec toute la tendresse de l’enfance, toute la naïveté de l’enfance. Parce que si, nous, adultes, comprenont les non-dits, les gestes discrets, les personnages du film, ces enfants qui ont existé, ne les comprennent pas.

Et c’est ce qui rend d’autant plus poignant ce film, cette façon dont Louis Malle a retrouvé son âme d’enfant et l’a injecté dans son film pour panser ses plaies et ses regrets. On notera également que, si l’histoire que Louis Malle nous raconte n’est pas tout à fait vraie, elle est néanmoins inspiré, outre de son enfance, de celle de Gilles Jacob, l’ancien directeur du Festival de Cannes. Ces histoires, ces souvenirs, entremélés aux regrets, aux espoirs, font de Au revoir les enfants un des films les plus touchants que je connaisse sur ce sujet.

Note : 9/10 – Attention, vous reconnaitrez le père de Bohort, ne rigolez pas !

RDV pour le prochain film : Le Pianiste (Roman Polanski, 2002)

Fiche technique :

Réalisation : Louis Malle

Scénario : Louis Malle

Pays  : France

Durée : 103 minutes

Distribution : Gaspard Manesse, Raphaël Fejtö, Francine Racette, Stanislas Carré de Malberg, Philippe Morier-Genoud, François Berléand

Distinctions : Lion d’or 1987 à la Mostra de Venise., César du meilleur film, César du meilleur réalisateur, César du meilleur scénario original ou adaptation, César de la meilleure photographie, César du meilleur décor, César du meilleur son, César du meilleur montage en 1987, Nomination aux Oscars 1988 pour le Meilleur Film Étranger et du Meilleur Scénario Original.

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