134. Ninotchka (1939)


18466576Synopsis : 
Trois agents soviétiques débarquent à Paris en mission pour vendre des bijoux volés à une princesse russe lors de la Révolution. Prenant goût à la vie parisienne, le Parti envoie une agent pour redresser la situation.

Cela faisait longtemps que « celui qui partage mon cassoulet » voulait me montrer ce film. Non seulement il aime Lubitsch mais, en plus, Ninotchka est un de ses films préférés. Je partais avec un bon, un très bon à priori.

Et effectivement, ce film est une excellente comédie. Et pas que pour Greta Garbo. Mais commençons néanmoins par elle.

Certainement l’une des plus belles actrices, Greta Garbo semble venue du froid, comme dans La Reine Christine dont nous parlions récemment. Son visage est souvent fermé, son expression est dure, elle a toujours symbolisé une forme de rigueur mais aussi de maîtrise de soi, de droiture, de grandeur féminine. Les sourires de Greta Garbo sont rares alors les rires. Et pourtant, comme l’annonce l’affiche du film, « Garbo rit ». Pas un rire forcé, pas de la comédie. Un rire sincère, franc, le même que j’ai eu sur mon canapé. Elle rit parce que la situation est drôle. Et elle en est d’autant plus belle.

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Et puis, bien entendu, il y a le scénario. J’ai déjà eu l’occasion de parler de Lubitsch pour To be or not to be. Ici aussi, le réalisateur se sert de la comédie pour servir un propos politique. Dans Ninotchka, c’est l’Union Soviétique qui prend. Alors qu’il est de bon ton dans ma génération et dans mon cercle d’amis de se moquer de l’Union Soviétique, Lubitsch fait partie des premiers à lancer l’offensive. Les espions soviétiques, dont Ninotchka est l’emblême, la référence, sont tristes, meurt de faim (par rigueur ou par pauvreté), ne s’autorise ni luxe, ni amusement, ni amour et donc aucun sentiment. Le contraste avec Paris n’en est que plus flagrant. Et c’est Paris, cette vie pleine de fête décrite par Lubitsch qui renverse la tendance et fait oublier à Ninotchka et à ses accolytes la rigueur communiste du parti. Pour notre plus grand bonheur, cela va sans dire.

Note : 9/10 – Mais quel rire !

RDV pour le prochain film : Au revoir les enfants (Louis Malle, 1987)

Fiche technique :

Réalisation : Ernst Lubitsch

Scénario : Charles Brackett, Billy Wilder, Walter Reisch, d’après un sujet de Melchior Lengyel

Pays  : Etats-Unis

Durée : 110 minutes

Distribution :Greta Garbo, Melvyn Douglas, Béla Lugosi

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