133. Out of Africa (1985)

p8926_p_v8_aeSynopsis : Karen Christence Dinesen rejoint le Kenya pour épouser le frère de l’amant qui n’a pas voulu d’elle. Par ce mariage, elle devient la baronne Karen Blixen. et s’acharne à faire pousser des caféiers sur les terres nues et désolées de sa ferme, Délaissée par son mari volage, Karen tombe amoureuse d’un chasseur, Denys Finch Hatton.

Je me souviens de vacances entières passées chez la tante de ma mère avec l’affiche de ce film juste en face de mon lit, j’avais 13 ans. Je me souviens avoir adoré ce film pendant ma période Légendes d’automne ! Et je me souviens m’être endormie il y a quelques temps en le revisionnant. J’ai donc profité d’un arrêt maladie pour le re-re-revoir, à une heure évitant l’assoupissement.

Bon, l’impression reste, malgré tous mes efforts. Ce film est officiellement chiant. Karen Blixen, jouée par Meryl Streep, est vraiment, mais vraiment chiante. Autant, la première partie du film, son installation, sa galère avec le café, sa façon de prendre sa place au sein d’une communauté d’hommes, son implication dans l’amélioration des conditions de vie des habitants, et surtout des enfants, du village est très intéressante. Cela joue beaucoup sur la place de la femme, et sur la place de colon. Sur cette dernière notamment, le propos qui est tenté d’être développé est courageux. Rappeler le vol des terres aux Kenyans, les prises de position lors de la première guerre mondiale par exemple.

Mais malheureusement, ce n’est pas cela le sujet du film, puisqu’il s’agit d’un drame romantique, d’une histoire d’amour. Et ben, merci bien pour les clichés… Elle, elle est insupportable, lui, aussi d’ailleurs. Elle en femme qui aimerai être libre mais reste incacpable de le faire quand l’occasion se présente, lui en sauveur de ces dames, « viens je vais te montrer la nature et me barrer ensuite ». Bref, du cliché, du stéréotype, de l’article Cosmo.

Et, un peu comme toujours chez Sidney Pollack, la photo est magnifique, la réalisation classique mais ultra efficace avec quelques plans assez magnifiques mais 30 minutes de trop, des travellings qui traînent trop, des plans fixes qui te ferment les yeux. J’ai bien conscience, en ajoutant à cet article la longue liste des disctinctions, que je suis, un peu, à contre-courant avec mon avis sur ce  film. Peut-être a-t-il mal vieilli ? Ou peut-être que toute la production cinéma était naze en 1985 ?

Note : 6/10 – Pour les paysages

RDV pour le prochain film : Ninotchka (Ernst Lubitsch, 1939)

Fiche technique :

Réalisation : Sidney Pollack

Scénario : Kurt Luedtke, d’après les livres Isak Dinesen (alias Karen Blixen) : The Life of a Storyteller de Judith Thurman, Silence Will Speak d’Errol Trzebinski, ainsi que les mémoires de Karen Blixen

Pays  : Etats-Unis

Durée : 154 minutes

Distribution : Meryl Streep, Robert Redford, Klaus Maria Brandauer

Distinctions : Oscar du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur, Oscar du meilleur scénario adapté, Oscar de la meilleure photographie, Oscar de la meilleure direction artistique, Oscar de la meilleure musique de film, Oscar du meilleur son en 1986 ; Golden Globe du meilleur film dramatique, Golden Globe de la meilleure musique de film, Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Klaus Maria Brandauer en 1986 ; British Academy Film Award du meilleur scénario adapté, British Academy Film Award de la meilleure photographie, British Academy Film Award du meilleur son en 1987

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