126. La Ruée vers l’or / The Gold Rush (1925)

Synopsis : affiche-La-Ruee-vers-l-or-The-Gold-Rush-1925-2Lors de la ruée vers l’or, dans le Klondike, en 1898, Charlot, prospecteur solitaire, trouve d’abord refuge dans une cabane isolée, où il est bientôt rejoint par Big Jim. Après avoir chacun repris leur route, Charlot est séduit par Georgia, la fille du saloon. Elle feint de répondre à ses avances et accepte une invitation à dîner. Mais elle lui fait faux bond, et le pauvre petit homme se retrouve seul, faisant danser ses petits pains.

Il s’agit déjà du troisième Chaplin chroniqué ici, après Les Lumières de la ville et Monsieur Verdoux,sur les quatre apparaissant dans la liste.

Vivant avec un fan de Chaplin (à qui j’ai, enfin, offert l’intégrale), j’ai toujours le droit à une multitude d’anecdotes. Notamment, l’explication des deux versions de La Ruée vers l’or, une avec les cartons de texte datant de 1925, l’autre avec une voix off datant de 1942. En l’occurence, je connaissais des extraits de la version de 1942, notamment la scène des lacets, que je me souvenais avoir vu en CP. Je vous invite à retourner voir la chronique que mon cher et tendre avait écrit à ce sujet ici.

En tout cas, ce qu’il me reste de ce film, comme de tous les Chaplin, c’est une profonde mélancolie. Bien que Chaplin utilise tous les outils humoristiques de l’époque, le running gag, l’absurdité…, le fond de l’histoire n’est pas très drôle. La scène où Big Jim voit en Charlot un poulet me laisse dans une horreur profonde, la scène des lacets m’effraie aujourd’hui, alors qu’elle me faisait rire quand j’avais six ans. Quand à la scène de la danse des petits pains, elle m’a fait pleurer. Et pourtant, elle est belle, et drôle. Mais, la chute de cette scène est tellement triste.

Et au final, c’est cela qui me plaît chez Chaplin, que je découvre et n’ait pas fini de découvrir. Cette mélancolie dans l’humour, la dureté des propos derrière les rires et les running gag. Et surtout une justesse de ton. Esquivant la vulgarité, de même que la facilité, Chaplin insuffle un souffle mélancolique à chacun de ses traits d’humour, garde une tristesse dans le regard et transmet au spectateur bien plus que ce qu’il « dit ».

Note : 10/10 – Oh, you‘ve spoilt the picture

RDV pour le prochain film : Blow-up (Michelangelo Antonioni, 1966)

Fiche technique

Réalisation : Charlie Chaplin

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 82 minutes

Acteurs/Actrices : Charlie Chaplin, Georgia Hale, Mack Swain, Tom Murray

Récompenses : Oscars 1943 : Nomination à l’Oscar de la meilleure musique de film


Cliquez ici pour découvrir le projet

Lien IMDB

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.