123. Monty Python : Sacré Graal ! / Monty Python and the Holy Grail (1975)

Monty_Python_Sacre_GraalSynopsis : Le Roi Arthur part à la recherche de volontaires pour devenir chevaliers de la table ronde et pour partir ensemble pour la quête du Graal.

La première fois que ma mère m’a montré Sacré Graal, je lui ai demandé de m’acheter une noix de coco. Depuis, j’ai découvert l’intégralité de l’oeuvre des Monty Python, voué un culte adolescent à Terry Gilliam, piqué un fou rire avec la Sainte Grenade de Worms, changé 20 fois de film préféré des Monty Python, eu l’occasion de tous les voir sur (très) grand écran lors du Festival Lumière. C’est vous dire l’admiration que je porte à cette bande.

Pendant longtemps, Sacré Graal a été mon préféré. Moins gore que Le sens de la vie et moins politique que La vie de Brian (à découvrir bientôt dans les 1001 films). Aujourd’hui, je crois que j’aime les trois. Pas de la même façon mais tout autant.

Néanmoins, Sacré Graal a une histoire plutôt singulière, dont je voulais vous donner quelques détails. Déjà, il s’agit d’un changement de média pour l’équipe. Les six membres des Monty Python, Graham Chapman, John Cleese, Terry Jones, Eric Idle, Michael Palin et Terry Gilliam, avait pour l’instant écrit des sketches pour la BBC et leur Flying Circus. Et ce sont bien des sketches qui deviennent l’unité de temps de l’histoire. Le découpage est assez simple ; une scène, un gag. En même temps, quoi de mieux que de se servir d’une légende, habituée à ce format de succession de scènes indépendantes (il suffit de lire Chrétien de Troyes pour en être sûre), pour faire ses armes sur la réalisation d’un long-métrage. Et, afin de garder les mains totalement libres pour la création, les Monty Python font appel à Pink Floyd, Led Zeppelin, Jethro Tull ainsi qu’à des labels musicaux pour donner (aucun ne sera crédité au générique) pour augmenter le budget indépendant, qui ne sera pas pour autant mirobolant. D’où l’histoire des noix de coco, pas de budget pour des chevaux.

Au-delà de la production, et de l’histoire des Monty Python en elle-même, la réalisation de Sacré Graal comporte quelques petites pépites.

Pour commencer, un « détail » que j’adore : les séquences animées de Terry Gilliam. Un peu la marque de fabrique Monty Python. Preuve que les médias peuvent s’intercroiser pour mettre le meilleur au service d’une histoire. Terry Gilliam dessine très bien (en même temps, c’est son métier de départ) et, comme toujours, le gag touche juste. Et, dans l’histoire, ces séquences interviennent comme des respirations, des pauses sonores et visuelles pour le spectateur.

Et, quelque chose de suffisamment rare au cinéma pour être noté : le regard caméra. Les Monty Python font le choix de ne pas respecter la sacro-sainte règle de la distance entre le public et le film mais d’intégrer le spectateur dans le film, en lui posant des questions, en le prenant à partie. Bref, en le faisant participer au délire et en ne lui cachant aucun artifice. Jusqu’à dévoiler l’arrestation de la bande.

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Selon moi, Sacré Graal est une des meilleures comédies qui existent. Et reste la preuve que quand on a des idées, de l’humour, un peu d’imagination, et qu’on est anglais, on peut tout faire.

Note : 10/10 – Ni !

RDV pour le prochain film : Chantage (Alfred Hitchcock, 1929)

Fiche technique

Réalisation : Terry Gilliam, Terry Jones

Pays d’origine : Royaume-Uni

Durée : 91 minutes

Acteurs/Actrices : Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones, Michael Palin

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