12. India Song (1975)

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Synopsis : A Calcutta, nous suivons l’histoire de Anne-Marie Stretter, ambassadrice de France et tout particulièrement d’un bal donné à l’ambassade.

Je n’étais pas emballé à l’idée de regarder un film de Marguerite Duras, déjà parce que l’idée même paraît chiante, et ensuite parce que Marguerite Duras correspond à l’image des Cahiers du Cinéma prétentieux et chiants des années 70. Bingo !

Je vais d’abord passer en revue les points positifs (il y en a quand même) :

-la narration, ce que Marguerite Duras a appelé « le film des voix » et « le film des images »,  est originale. Les personnages ne parlent pas, ce sont des voix off, parfois celles des acteurs. J’ai déjà évoqué ici l’effet que me fait la voix de Delphine Seyrig. Je dois donc dire que c’était pas mal…

-l’histoire, bien que longue à se mettre en place, prend une vraie tournure intéressante dans la deuxième partie du film. Michael Lonsdale, amoureux de Delphine Seyrig, va tenter de la séduire lors d’une danse, mais, se faisant éconduire, finira par hurler dans le jardin de l’ambassade. Ce sera d’ailleurs la seule vraie action de ce film.

-la musique plutôt entraînante rythme assez bien le film. Créée par Carlos d’Alessio, la musique ou plutôt les musiques, par leurs inspirations différentes : asiatiques, classiques, espagnols, italiennes, illumine les différentes facettes de l’histoire.

En cadeau bonus, une interprétation de la fameuse India Song par Jeanne Moreau qui n’est pas dans le film :

Par contre, visuellement, le film est inintéressant. Marguerite Duras essaie de construire un huis-clos. Mais, pour que l’unité de lieu soit intéressante, il faut que l’action soit un minimum au rendez-vous. Mais là, c’est chiant. La narration suffit amplement, c’est sympa à écouter mais c’est pas pour ça qu’on va voir un film. Le plus insupportable est, je crois, cette caméra fixe devant un miroir. Les personnages traversent la pièce et parfois restent en « coulisses » pendant 10 minutes.

En plus, toute la première partie du film est lente. Bien que l’idée des répliques qui sont en fait les pensées des personnages qui s’entrecroisent est assez intéressante, encore faudrait-il avoir un petit peu expliqué l’histoire au préalable.

 

Note : 4 / 10 – Un film surcoté. L’expérimentation à l’extrême, c’est pas mon truc . Mais, je me suis pas endormie, c’est déjà ça.

RDV pour le prochain film : La Garçonnière (Billy Wilder, 1960)

Fiche Technique

Réalisation : Marguerite Duras

Pays d’origine : France

Durée : 161 minutes

Acteurs/Actrices : Delphine Seyrig, Michael Lonsdale, Claude Mann

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