112. Cinq Pièces Faciles / Five Easy Pieces (1970)

5Synopsis : Robert a quitté la maison familiale et part s’installer en tant que foreur pétrolier. Il fait finalement le chemin en sens inverse pour aller retrouver son père mourant.

J’ai lu que le terme « road-movie » avait été inventé à la sortie de Cinq Pièces Faciles. Moi, qui pensait que c’était à la sortie d’Easy Rider. Sorti un an après ce dernier, Cinq Pièces Faciles est effectivement un road-movie classique des années 70. Avec son lot d’errance, de personnalités étranges, de rencontres. Mais, il n’a pas la force de Easy Rider à mon sens.

Là où dans Easy Rider, très peu d’informations étaient distillés sur le passé des protagonistes, ici, nous en apprenons beaucoup sur le personnage de Robert. Et c’est bien cela qui ne m’a pas intéressé. Certes, toutes les informations ne sont pas données dès le départ. Le réalisateur nous laisse à penser que nous suivons un foreur comme un autre, un peu violent, un peu désagréable, peu fidèle avec sa copine, bref l’archétype de l’époque. Finalement, nous découvrons un Robert bourgeois, pianiste déstiné à une grande carrière mais qui décida de couper les ponts avec sa famille afin  de vivre la « vraie » vie, sur la route, dans la poussière… Bon, ben, là, ça commence à m’ennuyer comme histoire. Le bourgeois en mal d’aventures qui veut passer ses nerfs et sa dépression sur une petite serveuse, ça ne m’intéresse pas vraiment.

Alors, bien sûr, Bob Rafelson donne à voir une réalisation dégagée des règles classiques, comme la magnifique scène de l’embouteillage (que je vous laisse découvrir). Bien sûr, il donne à s’interroger sur la lutte des classes. Bien sûr, les acteurs sont magnifiques et laissent transpirer le peu de liberté que leur donnent les années 70. Mais il ne reste à mon sens que des esquisses, que des essais de reflexion. Alors que Easy Rider exposait l’impossibilité de deux générations de se comprendre, notamment à travers sa scène finale, Cinq Pièces Faciles  se contente d’exposer des clichés et de n’offrir rien de plus que ce qui est mis à l’écran.

Note : 5 /10 – Je me suis ennuyée, ce qui n’est pas bon signe.

RDV pour le prochain film : Borat : Leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan (Larry Charles, 2006)

Fiche technique

Réalisation :  Bob Rafelson

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 98 minutes

Acteurs/Actrices : Jack Nicholson, Susan Anspach, Karen Black

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