111. La Horde Sauvage / The Wild Bunch (1969)

48226Synopsis : une bande de hors-la-loi attaquent les bureaux de la compagnie des chemins de fer. Mais, ils sont attendus par la police. Ils fuient vers le Mexique, dans le village de l’un d’entre eux.

Je viens de faire le synopsis le plus pourri de l’histoire. Bref. Il est super difficile de résumer en quelques lignes La Horde Sauvage. Deux histoires qui s’emmêlent : celle de Pike et Deke, anciens frères d’armes qui se retrouvent à « s’affronter » et se poursuivre et celle d’Angel et de son ancienne fiancée. Là où la première histoire peut apparaître comme la trame principale, impliquant les personnages principaux et étant évoqué dès le début du film, le scénario va finalement laisser la part belle à l’histoire d’Angel. Lors de la fuite au Mexique, la horde se retrouve dans le village de Angel, pillé et dévasté par les troupes de l’auto-proclamé général Mapache. Le père d’Angel a été tué et la fiancée d’Angel est partie avec Mapache. Angel cherchera jusqu’au bout à se venger et la horde devra choisir entre sa propre liberté et le soutien à un des leurs.

Ajoutons à ce scénario, l’ultra violence des images de Sam Peckinpah. J’ai eu tout le long du film l’impression que Peckinpah filme sans maquillage, sans filtre. Naturel. avec une lumière bien particulière. La réalisation est quand à elle bien particulière. En plus des travellings et des gros plans, qui donne une impression de mouvements constants, le film est tourné à plusieurs vitesse afin de donner les effets du slow-motion. Quand à la scène finale, que je vous laisse le plaisir de découvrir, sa réalisation est tout à fait époustouflante. Le montage offre des plans courts là où le slow motion ajoute de la vitesse à l’action. Aucun plan n’est posé ce qui crée une ambiance de tourbillon et d’incompréhension de l’action. C’est le bordel et c’est volontaire. Quand enfin l’action s’arrête, le spectateur peut enfin respirer et comprendre tout ce qui vient de se passer.

Moi qui ne suis pas très western, vous commencez à le savoir, j’ai plus qu’apprécié tant le propos que la réalisation (mais j’ai toujours confiance en Sam Peckinpah pour ça). Un western de grande qualité qui en dit plus sur l’époque de la sortie du film que sur l’époque de l’histoire. Et une mention spéciale pour la scène de démarrage avec un très long plan sur des enfants qui torturent un scarabée, ou comment te mettre dans l’ambiance en 30 secondes !

Note : 9 /10 – Un très très bon film.

RDV pour le prochain film : Cinq pièces faciles (Bob Rafelson, 1970)

Fiche technique

Réalisation : Sam Peckinpah

Pays d’origine : Etats-Unis

Durée : 145 minutes

Acteurs/Actrices : William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O’Brien, Warren Oates, Jaime Sánchez, Ben Johnson

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