11. Le Pont de la rivière Kwaï / The Bridge on the River Kwai (1957)

bridge7« Be happy in your work »

Synopsis : En Thaïlande, dans un camp japonnais de prisonniers, le colonel Saïto reçoit un nouveau groupe de prisonniers anglais. Il doit leur faire construire un pont. Mais le colonel Nicholson, qui dirige ses troupes anglaises, refuse d’être considérés comme simple prisonnier et souhaite que la hiérarchie soit respectée selon la Convention de Genève.

Au risque de décevoir certains de mes amis adeptes de Civilisation, je n’avais jamais vu ce film. Je n’ai d’ailleurs pas vu beaucoup de film de guerre. Bon, d’accord, là, un grand réalisateur, David Lean, un acteur sublime, Alec Guiness et 7 oscars, c’est incontournable.

Après visionnage de ce film, je reste perplexe. J’ai beaucoup de mal avec l’armée. Et là, je dois admettre que je n’ai rien vu d’héroïque dans le personnage du colonel Nicholson et de ses troupes britanniques. J’ai même été plutôt révolté par l’attitude de ce colonel. La réalisation de David Lean est suffisamment ambigüe pour laisser place au doute : veut-il faire du colonel Nicholson un héros positif ou négatif ? L’amour de la nation et de l’armée peut-il mener à la collaboration avec l’ennemi ? Le souci à mon sens est que les longueurs de la première partie, celle où Nicholson et les autres gradés sont enfermés, ne laisse pas assez de place à la réflexion. On est davantage happé par le ridicule de ce personnage et son attitude bornée.

La seconde partie, qui met en parallèle le commandant Shears et son usurpation d’identité avec l’attitude fière du colonel anglais, est nettement plus intéressante. A mon sens, c’est dans cette partie que se joue le questionnement sur l’armée, ses règles, ses devoirs. Beaucoup de critiques parlent du côté édulcoré de la vision du camp de prisonniers. C’est assez flagrant mais je trouve que David Lean a compensé ce point avec la dureté psychologique de l’armée. Renvoyé le commandant Shears au pont, alors qu’il a réussi à s’échapper, dans un seul but, qu’il se fasse tuer car l’usurpation d’identité va le mener au tribunal de l’armée, c’est quand même assez dur. Placer des soldats sous une double autorité : celle de ses supérieurs dans l’armée et celle des japonais, c’est pas mal non plus.

A côté de ça, j’aime les grandes épopées, les grands paysages et le lyrisme au cinéma. Donc, j’ai plutôt rempli mon quota. L’apogée de tout ça reste un petit bijou de cinéma : l’explosion du pont.

Fan de cinéma et de « FX effets spéciaux », je suis resté scotchée à cette scène. A l’heure du numérique et du fond vert, c’est le pied de voir une vraie explosion d’un vrai décor à 500 000 $. Une seule explosion et une seule prise. Une petite anecdote à partager : le preneur de son se plante et n’enregistre pas le son de l’explosion. Finalement, les effets sonores sont une compilation de fond sonore d’explosion et de déraillement de train.

Petite déception : à la place d’Obi-Wan-Kenobi,  j’aurai quand même utilisé la Force pour le construire ce pont.

En bonus : le vrai pont de la Rivière Kwai

Note : 6 / 10 – Je n’aime pas trop les films de guerre et je ne pense pas revoir ce film un jour.

RDV pour le prochain film : India Song (Marguerite Duras, 1975)

Fiche Technique

Réalisation : David Lean

Pays d’origine : Royaume-Uni, États-Unis

Durée : 161 minutes

Acteurs/Actrices : William Holden, Alec Guinness, Sessue Hayakawa

Distinctions : Oscar du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur pour David Lean, Oscar du meilleur acteur pour Alec Guiness,Oscar de la meilleure photographie, Oscar de la meilleure musique de film, Oscar du meilleur montage,  Oscar du meilleur scénario adapté pour Pierre Boulle,  nomination de Sessue Hayakawa à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

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