106. Les Rois Du Désert / Three Kings (1999)


51969J7QYRLSynopsis : 
trois soldats américains partent à la recherche du « trésor caché » de Saddam Hussein sur la base d’une carte au trésor trouvé sur un soldat du Koweït.

Les Rois du Désert est un de mes souvenirs marquants de cinéma. J’ai été le voir à sa sortie sur les conseils de Ciné Live (et oui !). On devait être 5 ou 6 dans la salle. Dès le démarrage avec la scène où l’on voit la balle entrer dans le corps (bien gore mais bon !), j’ai été scotchée. Et je gardais le souvenir d’une presque comédie à la réalisation très 90’s (proche de Fight Club ou Requiem for a dream).

Au revisionnage du film, j’ai vu bien d’autres choses et surtout compris davantage le propos. David O. Russell, qui depuis a réalisé le magnifique Happiness Therapy, cherche tout au long du film à montrer l’absurdité de la Guerre du Golfe. Tout d’abord à travers ses trois personnages principaux : des soldats qui ne savent pas ce qu’ils font là, incapables de comprendre le pays où ils sont, la population ou même l’attitude à adopter.

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Mais, ce qui différencie réellement Les Rois du Désert d’un énième MASH, c’est la tournure dramatique bien que classique que prend l’histoire mais, d’abord et avant tout, la place prise par la journaliste de NBS. Cell-ci va tout au long du film, poursuivre nos soldats dans l’espoir d’avoir le scoop, la vidéo à vendre, celle qui aujourd’hui ferait buzzer. Cette guerre de l’image opérée par les journalistes, à cette époque sur le terrain, mais aujourd’hui pour chacun des faits divers de notre société, place ce film dans la catégorie des critiques féroces d’une société où tout passe par l’image.

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David O. Russell joue dans la première partie du film sur le ressort comique pour mettre d’autant plus en avant le drame de la guerre, de l’exil des populations et de l’horreur de la Guerre du Golfe. Un petit bémol néanmoins sur la fin, très américaine, presque Happy End et jouant énormément sur la redemption des méchants soldats américains. Une telle fin n’est pas tellement croyable et poussé le cynisme jusqu’au bout aurait certainement rendu le propos plus fort.

Note : 7 /10 – Mention spéciale pour Spike Jonze dans un de ses rares rôles.

RDV pour le prochain film : Trop tôt, trop tard (Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, 1982)

Fiche technique

Réalisation : David O. Russell

Pays d’origine :Etats-Unis

Durée : 114 minutes

Acteurs/Actrices : George Clooney, Mark Wahlberg, Ice Cube, Saïd Taghmaoui, Spike Jonze

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